Home Security Sécurité en Haïti : une force internationale attendue en avril, la PNH...

Security in Haiti: an international force expected in April, the PNH equipped with combat helicopters

Le directeur exécutif du RNDDH, Pierre Espérance

Port-au-Prince, le 11 mars 2026.- Dans une intervention à l’émission Panel Magik ce mercredi 11 mars 2026, le directeur exécutif du Réseau national de défense des droits humains (RNDDH), Pierre Espérance, a annoncé que la Mongolie pourrait prendre le commandement de la future Force de répression des gangs (FRG), dont le déploiement est prévu en avril. Il a également révélé que la Police Nationale d’Haïti dispose désormais d’hélicoptères de combat, tout en évoquant l’arrestation de policiers soupçonnés d’implication dans des enlèvements à Delmas.

La mise en place d’une nouvelle force internationale destinée à combattre les groupes armés en Haïti pourrait devenir une réalité dans les prochaines semaines. Selon Pierre Espérance, intervenant mercredi sur les ondes de Radio Télévision Magik 9, la Mongolie est pressentie pour prendre le commandement de la Force de répression des gangs (FRG), dont l’entrée en fonction est prévue dès avril 2026.

Le directeur exécutif du Réseau national de défense des droits humains affirme que les préparatifs avancent rapidement. Les fonds nécessaires pour la première année d’opération seraient déjà disponibles et des installations destinées à accueillir environ 1 000 membres de cette force sont déjà prêtes. D’autres infrastructures devraient être finalisées d’ici la fin du mois afin de permettre le déploiement d’un effectif compris entre 1 500 et 2 000 membres.

Plusieurs pays devraient contribuer à cette mission internationale, notamment le Bangladesh, le Tchad et le Salvador, appelés à fournir les premiers contingents.

Sur le plan national, Pierre Espérance a également indiqué que la Police Nationale d’Haïti dispose désormais d’hélicoptères de combat. Sans divulguer le nombre exact d’appareils, il estime que la police haïtienne est aujourd’hui « plus motivée et mieux équipée » pour affronter les groupes armés.

Il souligne par ailleurs une volonté manifeste des autorités haïtiennes et des partenaires internationaux de renforcer les capacités opérationnelles de la PNH afin de lutter plus efficacement contre les gangs qu’il qualifie de « terroristes ». Dans ce contexte, le responsable du RNDDH se dit relativement optimiste quant à de possibles améliorations de la situation sécuritaire dans le pays.

Cependant, Pierre Espérance a également attiré l’attention sur des faits préoccupants impliquant des agents de la police. Selon des informations rapportées par des chefs de gangs, la majorité des enlèvements enregistrés dans les quartiers de Delmas depuis octobre 2025 auraient impliqué des policiers, certains agissant comme éclaireurs pour les groupes criminels.

Face à ces accusations, la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) a procédé à l’arrestation de cinq policiers soupçonnés d’être liés à ces activités. Les agents interpellés seraient issus notamment du Corps d’intervention de maintien d’ordre (CIMO), de la Brigade d’opération et d’intervention départementale (BOID) ainsi que du service de circulation de la police.

Ces révélations interviennent dans un contexte marqué par l’intensification des efforts nationaux et internationaux pour contenir l’expansion des groupes armés et restaurer la sécurité dans plusieurs zones du pays.

W.A.