Home Environment 5 juin : une journée pour l’environnement, une alerte pour Haïti

5 juin : une journée pour l’environnement, une alerte pour Haïti

©️photo : ChildfundAlliance

Pétion-ville, le 5 juin 2026.- À l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement, célébrée chaque 5 juin, les appels à l’action se multiplient face à l’aggravation des changements climatiques. Pour Haïti, particulièrement vulnérable aux catastrophes naturelles et à la dégradation de ses ressources, cette journée est aussi un rappel des défis environnementaux qui menacent son avenir.

La Journée mondiale de l’environnement est célébrée ce 5 juin dans un contexte marqué par l’accélération des changements climatiques à l’échelle mondiale. Hausse des températures, phénomènes météorologiques extrêmes, pollution et perte de biodiversité figurent parmi les préoccupations mises en avant par les organisations internationales. Cette journée, instaurée par les Nations unies en 1972, vise à sensibiliser les populations et les gouvernements à l’urgence de protéger la planète.

Si la crise environnementale est un défi mondial, ses effets se manifestent avec une intensité particulière dans les pays les plus vulnérables. En Haïti, la déforestation, l’érosion des sols, la mauvaise gestion des déchets et la fragilité des infrastructures accentuent les conséquences des aléas climatiques. Chaque année, des communautés entières sont exposées aux inondations, aux glissements de terrain et aux périodes de sécheresse qui affectent les moyens de subsistance de milliers de familles.

« Nous constatons une dégradation constante de notre environnement. Les arbres disparaissent, les rivières s’assèchent et les phénomènes climatiques deviennent plus imprévisibles », témoigne l’agronome Jean Robert Mathurin. Selon lui, les effets du changement climatique aggravent des problèmes déjà existants et exigent des réponses rapides en matière de reboisement, de gestion des ressources naturelles et de sensibilisation.

Dans certaines régions du pays, les habitants disent vivre au rythme des perturbations climatiques. À Lamontagne, première section communale de Jacmel, département du Sud-est, Marie-Ange Joseph, agricultrice, explique que les saisons ne suivent plus les repères habituels. « Les pluies arrivent parfois trop tard ou tombent avec une telle intensité qu’elles détruisent les cultures. Cela rend notre travail beaucoup plus difficile et menace nos récoltes », confie-t-elle. Pour de nombreux observateurs, ces situations illustrent l’impact direct du changement climatique sur la sécurité alimentaire et les conditions de vie des populations.

Au-delà des activités de sensibilisation organisées à l’occasion de cette Journée mondiale de l’environnement, le défi reste celui du passage à l’action. Dans un pays où les ressources naturelles continuent de s’amenuiser sous l’effet des pressions humaines et climatiques, la protection de l’environnement apparaît comme une nécessité plutôt qu’un choix. En ce 5 juin, le message est clair : sans engagement collectif pour préserver les écosystèmes et renforcer la résilience des communautés, les conséquences de la crise climatique risquent d’être encore plus lourdes pour les générations futures.

Quetya AUBIN

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