©️photo : MAST
Genève, le 4 juin 2026.- Le ministre des Affaires sociales et du Travail, Marc-Elie Nelson, a pris la parole ce jeudi 4 juin à la 114e Conférence internationale du Travail, organisée à Genève par l’Organisation internationale du Travail (OIT). Devant les représentants des États membres, il a plaidé en faveur d’une gouvernance responsable et d’un renforcement de la coopération entre Haïti et l’institution internationale.
Dans son allocution, le titulaire du ministère des Affaires sociales et du Travail (MAST) a sollicité une présence accrue de l’OIT en Haïti, notamment à travers l’établissement d’une représentation permanente dans le pays. Selon lui, une telle structure permettrait d’accompagner les efforts institutionnels liés au dialogue social, au développement du secteur du travail et à la modernisation de la législation nationale afin de l’adapter aux normes internationales ainsi qu’aux transformations du monde professionnel.
Le ministre a également salué le rapport présenté par le directeur général de l’OIT sur l’intelligence artificielle et le travail décent. Il a estimé que cette réflexion met en lumière des enjeux majeurs pour l’avenir du travail, particulièrement dans les pays confrontés à d’importants défis économiques et sociaux.
Cette participation intervient alors que le monde du travail en Haïti demeure confronté à plusieurs défis. Des organisations syndicales et des représentants de travailleurs, notamment dans le secteur textile, continuent de réclamer une amélioration du pouvoir d’achat, de meilleures conditions de travail ainsi qu’un renforcement de la protection sociale. Ces revendications s’inscrivent dans un contexte économique et sécuritaire difficile qui affecte tant les entreprises que les travailleurs.
Alors que les discussions se poursuivent à Genève sur l’avenir du travail et les mécanismes de protection des travailleurs, les attentes demeurent importantes en Haïti. De nombreux travailleurs continuent de réclamer une amélioration de leurs conditions de travail, un meilleur pouvoir d’achat et une application plus effective des droits prévus par la législation sociale.
R.J.




























