Home Security La FRG fixe un cap jusqu’en 2028 pour réduire durablement l’emprise des...

FRG sets course until 2028 to reduce the grip of gangs in Haiti

 

Port-au-prince, le 7 juillet 2026.- La Force de répression des gangs (FRG) s’est dotée d’une feuille de route assortie d’objectifs mesurables et d’un calendrier précis afin d’évaluer ses progrès dans la lutte contre les groupes armés en Haïti. Présentée au Conseil de sécurité de l’ONU, cette stratégie prévoit d’atteindre des résultats d’ici au 30 septembre 2028.

La FRG entend concentrer ses efforts sur trois priorités : réduire puis démanteler le contrôle territorial des gangs, sécuriser les infrastructures stratégiques du pays et renforcer les capacités des institutions haïtiennes. Selon son représentant spécial, Jack Christofides, les opérations seront conduites sur la base du renseignement, en coordination avec la Police nationale d’Haïti (PNH) et les Forces armées d’Haïti (FAd’H). Les performances de la mission seront évaluées à partir d’indicateurs précis, notamment le nombre d’arrestations, d’armes saisies, de barrages démantelés et de patrouilles réalisées.

Le rapport identifie également trois zones d’intervention prioritaires : le département de l’Ouest, où les gangs contrôlent une grande partie de Port-au-Prince, l’Artibonite, en raison de son importance agricole, et le Centre, considéré comme un axe stratégique pour freiner les mouvements des groupes armés. La FRG estime qu’elle devra atteindre son effectif complet de 5 550 membres pour mener des opérations de grande envergure. Toutefois, l’échéance fixée au mois de septembre 2028 ne vise pas une stabilisation totale du pays, mais la création de conditions minimales de sécurité permettant aux autorités haïtiennes de reprendre progressivement le contrôle de la situation.

Avec cette stratégie, la FRG affiche pour la première fois un cadre d’action fondé sur des objectifs vérifiables et un calendrier défini. Les prochaines années permettront de mesurer si cette approche produit des résultats concrets dans un contexte où l’insécurité demeure l’un des principaux défis auxquels Haïti est confrontée.

R.J.