Washington, le 5 février 2026.- Face à la multiplication des urgences sanitaires dans le monde, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) lance un appel de fonds d’un milliard de dollars pour 2026. Cet appui financier vise à maintenir des services de santé essentiels dans 36 zones d’urgence, dont Haïti, alors que les besoins explosent et que les financements internationaux diminuent.
L’annonce a été faite, le mardi 3 février, à Genève, en Suisse, par Dr Chikwe Ihekweazu, directeur exécutif du Programme de gestion des urgences sanitaires de l’OMS. Les fonds sollicités doivent permettre de soutenir des interventions vitales dans des contextes marqués par les conflits, les catastrophes humanitaires et l’effondrement des systèmes de santé, notamment à Gaza et au Moyen-Orient, au Soudan, en Ukraine, en République démocratique du Congo, en Haïti et en Birmanie.
L’OMS reconnaît avoir revu sa demande à la baisse par rapport à 2025, où elle sollicitait 1,5 milliard de dollars mais n’avait obtenu que 900 millions. Cette révision reflète, selon l’organisation, les contraintes budgétaires mondiales et la baisse généralisée de l’aide internationale. Malgré ces limites, l’OMS affirme vouloir ajuster ses ambitions aux ressources réellement mobilisables.
En 2025, l’organisation a répondu à 50 urgences sanitaires dans 82 pays, venant en aide à plus de 30 millions de personnes. Elle a soutenu plus de 8 000 établissements de santé, déployé 1 400 cliniques mobiles et coordonné 1 500 partenaires humanitaires, permettant près de 1,8 million de consultations médicales. Parallèlement, la surveillance sanitaire mondiale a permis de détecter et de contenir plus de 450 menaces de santé publique.
Cependant, l’OMS alerte sur une situation critique : 250 millions de personnes vivent actuellement dans des contextes de crises humanitaires sans accès adéquat aux soins. En 2025, les coupes budgétaires ont contraint 6 700 établissements de santé à fermer ou réduire leurs services, privant 53 millions de personnes de soins. Cette fragilisation est aggravée par le retrait annoncé des États-Unis et la réduction des contributions de plusieurs pays, alors que Washington doit encore environ 260 millions de dollars à l’organisation.
W.A.

























