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Sanctions américaines : le président colombien Gustavo Petro victime d’un refus de ravitaillement au Cap-Vert

©️El Día

Madrid, le 1er novembre 2025. – En pleine tournée diplomatique au Moyen-Orient, l’avion présidentiel de Gustavo Petro a été contraint de faire escale en Espagne après qu’une entreprise américaine a refusé de le ravitailler en kérosène lors d’une escale au Cap-Vert. Cette décision serait liée à l’inclusion du président colombien sur la “liste Clinton”, un registre américain visant les personnes soupçonnées de liens avec le narcotrafic. Ce classement, vivement contesté par Bogotá, entraîne déjà des répercussions diplomatiques et logistiques sensibles.

Le président colombien Gustavo Petro, premier dirigeant de gauche de l’histoire du pays, a vu son déplacement vers le Moyen-Orient perturbé par un incident inédit. Son avion, un Boeing 737-700, n’a pas pu être ravitaillé au Cap-Vert, une compagnie américaine ayant refusé de le faire pour éviter d’éventuelles sanctions de Washington. L’appareil a dû être redirigé vers l’Espagne, où le gouvernement de Pedro Sánchez a autorisé son ravitaillement sur une base militaire.

Sur le réseau X, Gustavo Petro a dénoncé “l’humiliation” et précisé que “l’Espagne l’a aidé”, écartant les rumeurs d’un incident à Madrid.

Les États-Unis à l’origine des complications

Le chef de l’État colombien a été placé sur la “liste Clinton”, un dispositif américain qui vise les personnes ou entités soupçonnées de liens avec le narcotrafic. Cette inscription a pour effet de bloquer leurs avoirs et d’interdire toute transaction avec des entreprises américaines. Le président Petro, tout comme son épouse, son fils et son ministre de l’Intérieur, Armando Benedetti, figure désormais parmi les personnes concernées.

Selon la presse colombienne, cet épisode pourrait être le premier d’une série de complications diplomatiques, financières et logistiques pour le gouvernement Petro.

Une punition à portée politique

Pour Gustavo Petro, cette sanction à son encontre relèvent d’une logique politique. Il accuse Donald Trump de mener une “chasse politique” motivée par ses prises de position sur le conflit à Gaza, qu’il qualifie de “génocide”, ainsi que sur la gestion de la criminalité dans les Caraïbes. Petro a également annoncé son intention de solliciter l’Arabie saoudite comme médiateur auprès des États-Unis, dans l’espoir de mettre fin aux bombardements d’embarcations soupçonnées de transporter de la drogue. Selon ses déclarations, ces opérations auraient causé plus de 60 morts depuis septembre

Alors que les cultures de coca ont atteint un record de 253 000 hectares en 2023, le président colombien Gustavo Petro rejette toute implication personnelle dans le narcotrafic et dénonce une manœuvre politique destinée à l’affaiblir sur la scène internationale.

W. A. avec El Día