©️photo : Sedat Suna/Getty Images
Washington, le 11 juin 2026.- La guerre en Iran constitue le choc le plus important pour l’économie mondiale depuis la pandémie de Covid-19, selon les dernières prévisions de la Banque mondiale. L’institution estime que ce conflit risque de freiner durablement la croissance mondiale et de fragiliser davantage les économies les plus vulnérables.
Dans son nouveau rapport publié cette semaine, la Banque mondiale prévoit une croissance économique mondiale de 2,5 % en 2026, contre 2,9 % lors des deux années précédentes. Il s’agirait du rythme de progression le plus faible observé depuis la crise sanitaire de 2020, a rapporté Washington Post.
L’institution attribue ce ralentissement à la hausse des prix de l’énergie et des matières premières provoquée par les tensions au Moyen-Orient, notamment les perturbations liées au détroit d’Hormuz, un passage stratégique pour le commerce mondial du pétrole.
Les coûts du pétrole, du gaz, des engrais et de plusieurs produits industriels ont fortement augmenté, exerçant une pression sur les économies développées comme sur les pays en développement.
« L’économie mondiale ne s’effondre pas, mais elle ralentit nettement », a déclaré Ayhan Kose, économiste en chef adjoint de la Banque mondiale, confirme le journal.
Selon lui, de nombreux pays abordent cette nouvelle crise avec des marges de manœuvre limitées après plusieurs années marquées par la pandémie, les conflits armés et les tensions commerciales.
Par rapport à ses projections de janvier, la Banque mondiale a revu à la baisse les perspectives de croissance pour près des deux tiers des économies mondiales. Parmi les pays les plus touchés par ces révisions figurent la Turquie, le Bangladesh et l’Afrique du Sud.
L’institution prévient qu’un conflit prolongé pourrait entraîner plusieurs pays en développement dans une période de faible croissance et de stagnation économique durable.
W. E.
























