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Washington, le 3 juillet 2025.-La situation sécuritaire en Haïti continue d’alarmer la communauté internationale. Malgré la présence de la Mission Multinationale de Soutien à Haïti (MSS), dirigée par le Kenya, les gangs armés poursuivent leurs exactions et étendent leur emprise sur le territoire national.
Lors de la réunion du Conseil de sécurité de l’ONU, tenue hier à New York, les représentants du Panama et d’Haïti ont lancé un appel pressant à la communauté internationale pour qu’elle passe à l’action en vue d’un rétablissement rapide de la sécurité.
La MSS, dont la mission est de rétablir l’ordre, se trouve dépassée par l’ampleur de la crise. Elle souffre d’un manque criant d’effectifs et de moyens logistiques, limitant son efficacité face à la montée en puissance des gangs. Ces derniers circulent librement entre les départements, affrontant les forces de l’ordre avec des moyens comparables. Aucun dispositif de contrôle routier, aérien, terrestre ou maritime n’est en place pour freiner leur progression à travers le territoire.
En effet, plusieurs pays ont promis des renforts, mais les délais de déploiement freinent l’opération, maintenant la mission bien en deçà de ses objectifs. Pendant ce temps, la violence continue de sévir. Ce 3 juillet 2025, la ville de Lascahobas a été attaquée par des hommes lourdement armés, illustrant la gravité de la situation sur le terrain.
Le représentant du Panama a appelé à des actions concrètes et urgentes : « Continuer à accumuler des rapports décrivant une réalité toujours plus tragique, marquée par la hausse des assassinats, n’est plus une option. Il est temps d’agir », a-t-il déclaré avec fermeté.
De son côté, l’ambassadeur d’Haïti, Éric Pierre, a souligné l’urgence de passer des discours aux actes. Il a réitéré le soutien d’Haïti à la proposition du Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, visant à renforcer l’appui logistique et financier à la mission multinationale pour mieux répondre à l’urgence sécuritaire.
W.E.

























