Accueil Actualité Péligre à l’arrêt : l’EDH paralysée par sabotage, dettes et insécurité

Péligre à l’arrêt : l’EDH paralysée par sabotage, dettes et insécurité

 

Port-au-Prince, le 19 septembre 2025.- Depuis trois mois, la centrale hydroélectrique de Péligre, située à Mirebalais, est hors service après l’irruption d’individus armés qui ont contraint les techniciens à suspendre les opérations et saboté plusieurs pylônes. Malgré l’augmentation de circuits alimentés dans la zone métropolitaine, l’EDH reste affaiblie par le vandalisme et par une lourde dette contractée par des institutions publiques.

Pierre Michel Félix, président de la Fédération des Syndicats des Travailleurs de l’EDH (FESTREDH), a dénoncé, le jeudi 18 septembre, sur Magik9, l’inaction du gouvernement face à la crise énergétique. « Depuis le 17 juin, la centrale de Péligre est à l’arrêt et rien n’a été fait pour relancer les travaux. C’était au gouvernement d’assumer sa responsabilité en dialoguant avec la population et l’EDH », a-t-il déclaré.

En dépit de cette paralysie, l’EDH a enregistré une certaine amélioration dans la zone métropolitaine : de 5 circuits alimentés il y a deux mois, elle est passée à 22 sur les 24 existants. Toutefois, seules 5 des 10 sous-stations sont fonctionnelles, les autres ayant été vandalisées.

Le syndicaliste a également mis en lumière l’énorme dette contractée par des ministères qui fragilise davantage la société. Selon lui, le MSPP doit 500 millions de gourdes, le MENFP 125 millions et le MICT 130 millions. Il appelle ces institutions à s’acquitter de leurs obligations financières afin de permettre à l’EDH de fonctionner à plein régime et de réduire la dépendance à des solutions précaires.

W. A.