Accueil Economie L’AGD franchit la barre des 35 milliards et modernise ses services

L’AGD franchit la barre des 35 milliards et modernise ses services

Le directeur général de l’AGD, Gérald Remplais•©️photo : Primature

Port-au-Prince, le 13 janvier 2026.- L’Administration Générale des Douanes (AGD) a enregistré des recettes record entre octobre et décembre 2025, totalisant plus de 35 milliards de gourdes. Ces résultats ont été annoncés ce mardi 13 janvier, à l’occasion des 32ᵉ Mardis de la Nation, lors desquels l’institution a également présenté de nouvelles mesures visant à moderniser ses services, faciliter le dédouanement et renforcer la lutte contre les trafics illicites.

Au cours des trois premiers mois de l’exercice fiscal 2025-2026, les recettes douanières ont atteint des niveaux sans précédent : 11,24 milliards de gourdes en octobre, 10,58 milliards en novembre et 13,26 milliards en décembre. Selon le directeur général de l’AGD, Gérald Remplais, cette performance résulte d’un renforcement des contrôles dans les ports, aux postes frontaliers et dans les principaux centres de dédouanement, appuyé par des opérations conjointes avec la Police nationale contre le trafic de drogues, d’armes et de marchandises illicites.

Parallèlement, l’AGD a engagé un processus de modernisation destiné à améliorer l’efficacité de ses services et la transparence des procédures. Parmi les mesures annoncées figurent la mise en place d’un système de messagerie intégré au système douanier automatisé permettant d’estimer à l’avance les droits à payer, le paiement en ligne ainsi que l’optimisation des espaces de travail, notamment à la douane du Cap-Haïtien. L’institution entend également renforcer sa communication auprès des acteurs économiques et du grand public afin de faciliter la compréhension de ses missions et procédures.

Si ces avancées institutionnelles sont saluées, l’augmentation des recettes douanières appelle néanmoins une analyse plus nuancée. Lors d’une formation destinée aux journalistes économiques, l’économiste Kesner Pharel a rappelé qu’une hausse continue des importations sans renforcement de la production nationale révèle un déséquilibre économique, un signal qui, selon lui, devrait alerter les autorités sur la nécessité d’ajuster la stratégie économique du pays.

R. J.