Claudy Donet lors d’une séance de formation avec les jeunes
Jacmel, le 3 avril 2026.- Dans une Haïti en proie à une profonde crise de modèles et de perspectives, La Fondation Claudy Donet vient de clore avec brio la première phase du programme « Mache Kontre Avni W » à Jacmel. Entre intelligence artificielle, entrepreneuriat et leadership, cette initiative citoyenne a transformé, en quelques semaines, des idées abstraites en produits concrets, prouvant que l’éducation reste le levier ultime de résilience. Porté par la vision d’un homme aux multiples casquettes, Claude Donet, psycho-anthropologue, juriste et travailleur social, le projet s’apprête désormais à conquérir Bainet et Belle-Anse pour bâtir une nouvelle élite de leaders.
Le Manifeste d’un bâtisseur : Claudy Donet au service du collectif
Plus qu’une simple série de formations, « Mache Kontre Avni W » est la concrétisation de la vision de Claudy Donet. Juriste de formation et psycho-anthropologue, cet expert en gouvernance éducative a compris que pour sortir la jeunesse de l’inertie, il fallait agir sur la psyché autant que sur la compétence technique.
Pour Claudy Donet, la souveraineté nationale passe par la compétence technique. Il a ainsi profité de la tribune pour rappeler l’exigence de « former des leaders dans des domaines précis », avec une ambition claire : faire en sorte que « l’Haïti de demain soit le fruit de ses dignes fils et filles ». Son approche ne se limite pas à la théorie ; elle est une « transformation sérieuse » visant à remplacer le désespoir par une énergie créatrice et un réseau de solidarité.
De l’idée au produit : le triomphe du concret
Le succès de cette phase jacmélienne est vertigineux. Avec plus de 960 demandes de participation, le programme a touché une corde sensible, particulièrement chez les jeunes de 21 à 30 ans.
- Technologie & IA : Un plébiscite (41,2% des vœux) qui montre une jeunesse connectée aux enjeux du futur.
- Entrepreneuriat : Les résultats sont déjà palpables. Des participants ont présenté leurs propres marques de parfum, cocktail, café créole, « chamcham » et autres produits à caractère alimentaire.
Ce passage de l’apprentissage à la production est le cœur même du projet : ne plus seulement parler de formation, mais «agir» pour que les produits locaux se retrouvent sur toutes les tables, et même au-delà des frontières, a précisé Claudy Donet lors de son discours de clôture.
Une lumière dans la grisaille
Dans une société souvent critiquée pour son manque de repères, l’initiative de la Fondation Claudy Donet s’érige comme un phare. Là où l’on signale tout au rouge, Claudy Donet et son équipe ont choisi de cultiver « un fil d’espoir ». Le projet ne se contente pas de former des techniciens ; il forge des leaders. En offrant gratuitement des certificats, des T-shirts et même la nourriture partagée « en communion », la fondation restaure la dignité des apprenants.
L’expansion d’une aventure territoriale
Loin de s’arrêter sur ce succès, Claudy Donet a déjà les yeux rivés sur l’horizon. La phase 2 est lancée, avec une extension prévue vers Bainet et Belle-Anse. L’objectif est clair : décentraliser le savoir et créer un maillage territorial de compétences. Comme l’a souligné l’initiateur : « Nous avons une tête, nous avons une force, nous avons une énergie, nous avons un réseau ». Jacmel n’était que le début d’une longue aventure pour que, demain, chaque jeune Haïtien puisse dire avec fierté : Avni Nou Lye (Notre avenir est lié).




W. A.






















