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Haïti en mission à Washington pour sauver la loi HOPE/HELP cruciale au secteur textile

Le ministre James Monazard et Georges Sassine

États-Unis, le 9 septembre 2025.- Une délégation haïtienne conduite par le ministre du Commerce et de l’Industrie, James Monazard, séjourne actuellement aux États-Unis pour plaider auprès des autorités américaines et de parlementaires en faveur du renouvellement de la loi HOPE/HELP, dont l’échéance est fixée au 25 septembre prochain. Cette législation, vitale pour le secteur textile haïtien, conditionne des milliers d’emplois et l’avenir d’investissements étrangers dans le pays.

Dans une interview accordée à Radio Magik 9, M. James Monazard a précisé que les discussions incluront également des investisseurs sud-coréens et une délégation dominicaine, réunis autour du président d’un consortium industriel asiatique. L’objectif, selon lui, est d’obtenir un renouvellement immédiat de la loi avant la fin septembre, ou au plus tard d’ici décembre.

Le ministre a rappelé que le secteur textile reste l’un des rares secteurs permettant à de nombreuses familles haïtiennes de subvenir à leurs besoins.

De son côté, Georges Sassine, figure emblématique de l’Association des industries d’Haïti (ADIH) et fort de ses 34 années d’expérience dans le textile, s’est voulu rassurant. Selon lui, Haïti dispose de « fortes chances » d’obtenir ce renouvellement, indispensable pour redonner confiance aux investisseurs.

Il a rappelé l’importance de ce cadre légal pour l’économie nationale : en 2018, le secteur textile générait environ 62 000 emplois directs. Mais la tendance est préoccupante. À titre d’exemple, le parc industriel de Caracol, qui comptait 17 000 ouvriers en 2020, n’emploie plus que 2 600 travailleurs aujourd’hui. Sur trois compagnies actives à l’époque, une seule demeure, et elle menace déjà de quitter le pays.

Le maintien de la loi HOPE/HELP apparaît donc comme un enjeu vital non seulement pour la survie de l’industrie textile, mais aussi pour la stabilité socio-économique d’Haïti.

W. A.