Port-au-Prince, le 22 juin 2026.- À l’approche de la fin de l’année académique, l’Institut National de Formation Professionnelle (INFP) a fait entendre sa voix. Dans son communiqué nº 3 daté du 19 juin 2026, l’institution rappelle fermement que la participation aux cérémonies de graduation est purement optionnelle. Face aux abus de certains centres privés qui exigent des frais exorbitants en dollars américains et conditionnent la remise des diplômes à ces paiements, l’INFP annonce des sanctions strictes et ouvre un registre d’inscription pour accompagner et certifier directement les étudiants victimes.
L’INFP exprime son indignation face aux pressions exercées par plusieurs directeurs d’écoles professionnelles privées sur les étudiants issus de milieux modestes. Ces centres imposent des frais de graduation injustifiés et menacent de retenir les certificats des élèves qui ne s’y soumettent pas. Pour l’autorité de régulation, il est inadmissible de bloquer le diplôme d’un étudiant ayant déjà soldé sa scolarité et réussi ses examens sous le seul prétexte qu’il n’a pas payé une fête de graduation.
Qualifiant ces manœuvres de « stratégies capitalistes malhonnêtes » qui appauvrissent les parents et les élèves, la Direction Générale de l’INFP passe à l’action. L’institution s’engage à évaluer et à délivrer directement les certifications aux étudiants pris en otage par ces établissements. À cet effet, une passerelle de communication ainsi qu’un registre officiel de plaintes ont été créés pour recenser les victimes et régulariser leur situation dans les plus brefs délais.
Par cette mesure, l’INFP rappelle que l’État haïtien se doit de faire écran face aux abus et à la violence économique sous toutes ses formes afin de protéger les droits de chaque citoyen.
W. A.



























