©️Radio-Canada
Au Venezuela, à l’occasion des célébrations de Noël, environ 60 opposants au régime de Nicolás Maduro ont été remis en liberté conditionnelle, selon une organisation de défense des droits humains relayée par Radio-Canada. Ces libérations s’inscrivent dans le cadre d’une vague d’élargissements décidée par les autorités pénitentiaires après une réévaluation judiciaire de plusieurs cas.
Les personnes concernées avaient été arrêtées à la suite de la présidentielle du 28 juillet 2024, dont les résultats attribuant un nouveau mandat à Maduro avaient été massivement contestés et jugés frauduleux par ses opposants. Le gouvernement avait alors accusé plusieurs figures de l’opposition d’avoir participé à des troubles publics et à des actes qualifiés d’hostiles envers l’État.
Parmi les détenus libérés figure Marggie Orozco, une médecin de 65 ans condamnée à 30 ans de réclusion pour trahison, incitation à la haine et conspiration, après avoir critiqué le chef de l’État dans un message vocal. Son cas symbolise les répressions qui ont suivi la réélection controversée du président. À ce jour, près de 2400 arrestations ont été recensées dans ce contexte, dont plus de 2000 ont abouti à des libérations, selon les autorités.
Andreína Baduel, responsable du Comité pour la liberté des prisonniers politiques, a salué les remises en liberté, tout en précisant que les personnes concernées restent soumises à des restrictions judiciaires et doivent se présenter régulièrement devant les tribunaux. Elle a également dénoncé la situation de son frère, Josnars Adolfo Baduel, détenu depuis cinq ans pour terrorisme. Victime de tortures, il serait actuellement dans un état de santé préoccupant.
Fille de l’ex-général Raúl Isaías Baduel un ancien proche d’Hugo Chávez décédé en détention en 2021 Andreína Baduel a réaffirmé l’engagement de son organisation à lutter pour la libération complète de tous les prisonniers politiques encore derrière les barreaux.
W.E.






















