L’ex sénateur Kelly C. Bastien
Port-au-Prince, le 29 janvier 2026.- À moins de deux semaines d’échéances politiques cruciales, l’ancien sénateur Kelly C. Bastien met en garde contre toute décision précipitée au sein du Conseil présidentiel de transition (CPT). Intervenant sur les ondes de Magik 9 ce jeudi 29 janvier, il estime que la crise actuelle dépasse le simple cadre politique et pose un grave problème de droit public, de stabilité institutionnelle et de crédibilité de l’État.
Une décision impossible dans le contexte actuel
Selon Kelly C. Bastien, il est pratiquement impossible de prendre une décision cohérente à l’intérieur même des institutions aujourd’hui, compte tenu de l’instabilité et de l’incertitude qui entourent l’après-transition. À quelques jours seulement d’échéances majeures, toute décision risquerait d’être remise en cause, aggravant ainsi la complexité de la crise.
Le CPT face à un déficit de légitimité
L’ancien parlementaire souligne que le Conseil présidentiel de transition souffre d’un problème d’image et de respect des règles. Bien que des textes existent, règlements, décrets, cadres normatifs, leur application demeure floue, ce qui affaiblit la crédibilité du CPT. Pour lui, la majorité invoquée au sein du Conseil ne repose sur aucun chiffre clair ni sur une base juridiquement solide.
Un problème de droit public avant tout
Kelly C. Bastien insiste : la crise n’est pas seulement politique, elle est fondamentalement juridique. Le droit public impose une continuité de l’État, même en période de transition. Or, sans un cadre légal clair, les décisions prises aujourd’hui pourraient être contestées demain, ouvrant la voie à une instabilité durable, notamment sur les plans économique, institutionnel et éducatif.
Le risque des décisions arbitraires
Il met en garde contre la tentation de révoquer ou de modifier des décisions sans fondement juridique solide, ce qui créerait un précédent dangereux. Pour l’ancien sénateur, l’absence de décisions formelles, cohérentes et juridiquement fondées empêche les autorités de répondre efficacement aux urgences nationales.
L’Assemblée comme seule issue crédible
Face à cette impasse, Kelly C. Bastien estime que l’ouverture d’une assemblée demeure l’une des rares solutions envisageables, même en l’absence de majorité chiffrée. Une telle démarche permettrait, selon lui, d’impliquer des spécialistes, des juristes et des acteurs compétents capables d’éclairer les choix à venir et de restaurer un minimum de légalité institutionnelle.
W.A.























