Le maire de Marchand Dessalines, Dunord Cileus
Artibonite, le 1er avril 2026.- Trois jours après le massacre de Jean Denis, la violence armée s’intensifie dans l’Artibonite. Le 31 mars 2026, des hommes armés du gang « Gran Grif » ont lancé une nouvelle attaque dans la localité de Ponjou, à Marchand Dessalines. Invité sur Magik 9 ce 1er avril, le maire Dunord Cileus dénonce une situation chaotique et l’abandon de la population par l’État.
La commune de Marchand Dessalines vit sous la menace constante des groupes armés. Dans la matinée du mardi 31 mars, des individus lourdement armés en provenance de Savien ont envahi plusieurs zones de Ponjou, dans la troisième section communale. Cette incursion a provoqué un mouvement de panique généralisé, contraignant de nombreux habitants à fuir leurs domiciles pour se réfugier dans des zones jugées plus sûres, notamment vers Saint-Michel.
Sur les ondes de Magik 9, le maire Dunord Cileus a dressé un bilan préoccupant, évoquant des pillages de boutiques, l’installation de barrages et d’importants dégâts matériels mais, il n’est jusqu’à ce matin en mesure de se prononcer sur le bilan humain. Il affirme que la population est livrée à elle-même, en l’absence totale d’intervention des forces de sécurité publique pour contenir les assaillants ou rassurer les citoyens.
L’édile pointe directement la responsabilité de l’État, qu’il accuse de ne pas assumer son rôle régalien de protection. Il alerte également sur la persistance de la menace, craignant de nouvelles attaques dans les jours à venir, alors qu’aucune mesure concrète n’a été prise pour sécuriser la zone.
Dans ce contexte, Dunord Cileus remet en question la tenue d’éventuelles élections, estimant que les conditions sécuritaires ne permettent pas une participation libre et sans risque. Il appelle à une intervention urgente des autorités pour rétablir l’ordre et protéger les populations vulnérables.
W.A.

























