Port-au-Prince, le 9 février 2026.- Dans une note d’information rendue publique, ce lundi 9 février, l’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC) a exhorté les anciennes hautes personnalités politiques et cadres de l’administration publique à se conformer aux exigences des articles 2, 6, 7 et 14 de la loi du 12 février 2008 sur la déclaration de patrimoine. L’institution rappelle que cette formalité obligatoire de sortie doit être effectuée dans un délai de 30 jours après la fin du mandat, afin de garantir transparence, redevabilité et bonne gouvernance.
Selon l’ULCC, les anciens responsables concernés notamment les hautes personnalités politiques, directeurs généraux et membres de cabinet ministériel doivent effectuer leur déclaration de patrimoine de sortie au greffe du tribunal civil de leur domicile. Cette obligation légale s’applique dès la cessation de leurs fonctions et ne peut excéder un délai de trente jours. L’institution souligne que cette mesure constitue un outil essentiel de prévention de l’enrichissement illicite et de la corruption au sein de l’administration publique.
L’organisme de lutte contre la corruption avertit par ailleurs que tout manquement à cette exigence expose les contrevenants à des poursuites judiciaires pour défaut de déclaration. À travers ce rappel, l’ULCC entend réaffirmer sa détermination à faire respecter la loi et à promouvoir une culture de probité au sein des institutions. Elle invite les personnes concernées à prendre les dispositions nécessaires afin d’éviter toute complication légale.
En réitérant cet appel, l’ULCC place une nouvelle fois la transparence au cœur de la gouvernance publique. Le respect de la déclaration de patrimoine de sortie apparaît comme un test majeur pour la crédibilité des anciens dirigeants et pour la consolidation de l’État de droit en Haïti.
R. J.
























