Le ministre James Monazard
Réunis le vendredi 30 janvier 2026 à l’hôtel Montana, le Ministère du Commerce et de l’Industrie (MCI) et la Direction du Contrôle de la Qualité et de la Protection du Consommateur (DCQPC) ont dévoilé les résultats alarmants d’une étude sur la qualité de l’eau de consommation dans la région métropolitaine de Port-au-Prince. Plus de 92 % des sachets d’eau analysés ne respectent pas les normes en vigueur, exposant la population à de graves risques sanitaires.
Un constat sanitaire préoccupant
Menée entre août 2025 et janvier 2026 par la DCQPC, l’étude révèle une non-conformité généralisée des eaux en sachet, notamment en matière d’enregistrement, d’étiquetage et de respect des exigences réglementaires. Ces manquements portent atteinte au droit à l’information des consommateurs et compromettent directement la santé publique.
L’eau, un droit fondamental, pas un simple produit
Dans son intervention, le ministre du Commerce et de l’Industrie, James Monazard, a rappelé que l’accès à l’eau potable constitue un droit humain fondamental, reconnu par la Résolution 64/292 des Nations Unies, la loi-cadre du 11 mars 2009 sur l’eau potable et l’assainissement, ainsi que par les avis réglementaires adoptés en 2024. « L’eau ne peut être traitée comme une marchandise ordinaire », a-t-il martelé, soulignant son rôle central dans la dignité humaine, la santé et le développement durable.
Responsabiliser le secteur privé et renforcer les contrôles
Tout en reconnaissant l’importance du secteur privé dans l’économie nationale, le ministre Monazard a insisté sur la nécessité pour les exploitants de se conformer strictement aux normes en vigueur. Face à l’ampleur des irrégularités constatées, le gouvernement, sous la conduite du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, prévoit la mise en œuvre rapide d’un plan d’action interinstitutionnel visant à renforcer le cadre réglementaire, intensifier les contrôles et garantir un accès sécurisé à l’eau potable, conformément à l’Agenda 2030 et à l’Objectif de développement durable n°6.
Vers une réponse collective et durable
Conçue comme un espace de dialogue et de concertation, la restitution publique organisée par le MCI marque le point de départ d’un processus de mobilisation des acteurs publics et privés. Elle appelle à la responsabilisation des producteurs, à la sensibilisation des consommateurs et à l’engagement de l’ensemble des parties prenantes pour construire des solutions durables au service de la santé, du bien-être et de la dignité du peuple haïtien.
W. A.























