le journaliste Jean-Michel Leprince, spécialiste de l’Amérique latine
Port-au-Prince, le 8 janvier 2026.- Invité de l’émission Panel Magik le jeudi 8 janvier, le journaliste et spécialiste de l’Amérique latine Jean-Michel Leprince a dressé un constat alarmant de la situation géopolitique mondiale. Selon lui, l’hémisphère occidental est entré dans une phase d’imprévisibilité extrême, marquée par l’affaiblissement du multilatéralisme et les tensions exacerbées entre grandes puissances, dans un contexte dominé par le retour offensif de Donald Trump sur la scène internationale.
Un monde où « tout est possible »
Pour Jean-Michel Leprince, les équilibres internationaux traditionnels sont profondément fragilisés. Il estime que, dans un contexte idéal, les conflits internationaux devraient être traités au Conseil de sécurité de l’ONU. Mais la réalité est tout autre : le jeu des vétos entre les États-Unis, la Chine et la Russie paralyse toute décision structurante, rendant la diplomatie multilatérale largement inopérante.
Le veto, symbole d’un multilatéralisme bloqué
Le spécialiste souligne que les rivalités entre les membres permanents du Conseil de sécurité empêchent toute résolution efficace des crises majeures. Cette impasse institutionnelle ouvre la voie à des initiatives unilatérales et à des rapports de force directs, accentuant l’instabilité internationale.
Trump et le « nouveau désordre mondial »
Commentant les récents agissements du président américain, notamment après la capture de Nicolás Maduro et les menaces adressées à plusieurs États, Jean-Michel Leprince estime que l’arrivée de Donald Trump marque une rupture profonde. « Toutes les cartes sont rebattues », affirme-t-il, évoquant un monde où les règles établies sont jetées en l’air, sans visibilité sur l’ordre qui en émergera.
Selon le journaliste de Radio-Canada, cette recomposition brutale des rapports de force place l’hémisphère occidental et au-delà, l’ordre mondial, dans une zone de turbulences durables. L’imprévisibilité devient la norme, tandis que les mécanismes classiques de régulation internationale peinent à contenir les ambitions des grandes puissances.
W. A.






















