Le Directeur exécutif du Réseau national de défense des droits humains, Pierre Espérance et le Secrétaire d’État à la Sécurité publique, Mario Andrésol
Port-au-Prince, le 8 janvier 2026.- Le Directeur exécutif du Réseau national de défense des droits humains (RNDDH), Pierre Espérance, a une nouvelle fois lancé de graves accusations contre le secrétaire d’État à la Sécurité publique, Mario Andrésol, lors de l’émission Panel Magik sur Magik9, ce jeudi 8 janvier. Il affirme que ce dernier serait en connivence avec des chefs de gangs armés et remet en cause son expertise sécuritaire, dans un contexte de fortes tensions autour de la brigade de vigilance de Canapé-Vert.
Interrogé sur sa rencontre avec Samuel Joasil, chef de la brigade de vigilance de Canapé-Vert, Pierre Espérance a expliqué avoir agi en tant que défenseur des droits humains. Il dit s’être mobilisé pour le droit à la vie, la sécurité des citoyens et la lutte contre les gangs, dénonçant une supposée manœuvre visant à interpeller le responsable de la brigade afin de fragiliser Canapé-Vert et ses zones avoisinantes.
Pierre Espérance accuse directement Mario Andrésol d’entretenir des liens avec la coalition criminelle « Viv ansanm ». Il avance que le Secrétaire d’État et Jimmy « Barbecue » Chérizier auraient grandi dans le même quartier de Delmas 6 et affirme que, lorsque Mario Andrésol était candidat à la présidence, Jimmy Chérizier, alors membre de l’UDMO, aurait assuré sa sécurité. Des allégations que M. Andrésol a publiquement démenties sur la même radio la veille. Le Directeur du RNDDH soutient toutefois disposer d’images pour étayer ses propos.
Au-delà des accusations de collusion, Pierre Espérance remet en question le bilan et la compétence de Mario Andrésol à la tête de la sécurité publique. Selon lui, les résultats obtenus par la Police nationale d’Haïti entre 2005 et 2012 seraient principalement dus aux initiatives de l’ancien président René Préval, notamment la mise en place de la CNDDR, ainsi qu’à l’appui de la MINUSTAH. Il qualifie Mario Andrésol « d’insignifiant » et estime que l’opinion publique se serait trompée sur son rôle réel.
Pierre Espérance souligne également que le Secrétaire d’État à la Sécurité publique ne serait même pas en mesure de se rendre régulièrement dans ses bureaux à Pacot, évoquant l’absence d’un plan clair de la PNH. Ces déclarations ravivent le débat sur la gouvernance sécuritaire du pays, à un moment où les violences armées continuent de menacer plusieurs quartiers de la capitale.
W. A.


























