CP: The Haitian Times
Washington, le 22 avril 2026.- En visite officielle aux États-Unis, le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé a défendu une nouvelle approche sécuritaire, tout en abordant des dossiers clés tels que le renouvellement du TPS, la participation de la diaspora aux élections et la reconduction des programmes HOPE/HELP. Lors d’une entrevue accordée à Radio Magik 9 le 21 avril 2026, il a insisté sur la nécessité de traduire en actions concrètes les engagements des partenaires internationaux.
En déplacement à Washington, D.C., le chef du gouvernement haïtien a affiché une ligne claire sur la question sécuritaire. Refusant catégoriquement « une MMAS 2.0 », il a souligné que la future Force de répression des gangs (FRG) devra être dotée de moyens réels et efficaces. Selon lui, cette visite visait avant tout à s’assurer que les promesses d’appui, tant en équipements qu’en financements, seront respectées par les partenaires internationaux.
Sur le plan migratoire, Alix Didier Fils-Aimé a révélé avoir abordé la question du Temporary Protected Status (TPS) lors de ses rencontres avec des responsables américains. Il a notamment évoqué un échange avec le sénateur Chuck Schumer, qui aurait promis de soutenir activement le maintien de ce dispositif en faveur des Haïtiens si le dossier est soumis au Sénat.
Le Premier ministre a également annoncé une avancée majeure concernant la participation politique de la diaspora. Il a indiqué qu’un projet pilote est en préparation afin de permettre aux Haïtiens vivant aux États-Unis, au Canada et en France de voter lors des prochaines élections. Une initiative qui pourrait marquer un tournant dans l’inclusion politique des ressortissants à l’étranger.
Par ailleurs, les discussions ont porté sur le renouvellement des programmes HOPE Act et HELP Act, essentiels pour le secteur textile haïtien. Le chef du gouvernement s’est montré optimiste quant à leur reconduction pour plusieurs années, à l’issue de ses échanges avec le Département d’État et des membres du Congrès.
Enfin, Alix Didier Fils-Aimé a rappelé que la sécurité durable passe également par le développement économique. « La vraie sécurité, c’est la création d’emplois », a-t-il insisté, mettant en avant l’urgence d’offrir des perspectives aux jeunes pour freiner l’instabilité.
W.A





















