New-York, le 30 septembre 2025.- Alors que la violence des gangs continue de plonger Haïti dans le chaos, les États-Unis poussent pour un nouveau mandat onusien renforcé, permettant à la mission internationale de passer à l’offensive. Le secrétaire d’État adjoint américain, Christopher Landau, a souligné que cette force pourrait « réduire le territoire sous contrôle des gangs » si elle reçoit les moyens nécessaires.
Le Conseil de sécurité de l’ONU devrait se prononcer mardi sur une proposition américaine visant à remplacer la Mission Multinationale de Soutien à la Sécurité (MSS) par une force plus offensive contre les gangs, avec un effectif porté à 5 500 policiers et militaires.
Mais l’adoption de la résolution reste incertaine. La Chine et la Russie, déjà réticentes lors du vote sur la MSS, pourraient freiner le processus. Pékin, en particulier, insiste sur une transition politique préalable en Haïti.
De son côté, le Kenya, à la tête de la mission actuelle, s’est engagé à rester. Son président William Ruto affirme que « la sécurité peut être rétablie » avec le soutien logistique et humain adéquat, promettant une participation continue du Kenya dans la transition haïtienne.
Haïti, miné par la criminalité, l’instabilité politique et l’absence d’élections depuis 2016, est dirigé par un Conseil présidentiel de transition depuis la chute d’Ariel Henry, contraint à la démission par les gangs début 2024.
W. E.



























