Me Eddy Laguerre
Lors d’une audience aux États-Unis sur la fin du Statut de protection temporaire (TPS) pour les Haïtiens, un agent de l’Immigration and Customs Enforcement (ICE) a reconnu sous serment que les déportations auraient déjà repris sans la décision préliminaire de la juge Ana C. Reyes. L’administration Trump a fait appel de cette décision, estimant qu’elle cause des « dommages irréparables » au gouvernement.
Intervenant sur les ondes de Magik9 ce mercredi 11 février, Me Eddy Laguerre a rapporté que l’agent de l’ICE a affirmé que, sans l’ordonnance provisoire de la juge Reyes, les expulsions de ressortissants haïtiens auraient été relancées, notamment contre ceux ayant déjà reçu une lettre de déportation et dont la seule protection légale reste le TPS. Cette déclaration, faite sous serment, souligne l’imminence des mesures envisagées par les autorités migratoires.
Selon Me Laguerre, la juge a exigé des précisions détaillées sur les opérations que le gouvernement compte entreprendre en cas de fin effective du TPS. L’agent interrogé aurait toutefois refusé de répondre à une question portant sur un éventuel renforcement du déploiement de la police de l’immigration dans des zones à forte concentration haïtienne, notamment dans le sud de la Floride et à Springfield. Une nouvelle audience est prévue ce jeudi pour la suite du dossier.
Parallèlement, l’administration Trump a interjeté appel contre la décision préliminaire de la juge fédérale et a déposé une motion en reconsidération, arguant que le maintien temporaire du TPS porterait préjudice au gouvernement américain. Le sort de milliers d’Haïtiens vivant aux États-Unis reste ainsi suspendu à l’issue de cette bataille judiciaire.
W. A.























