Accueil International Nouvelle condamnation prononcée contre Nicolas Sarkozy : un choc judiciaire à l’heure...

Nouvelle condamnation prononcée contre Nicolas Sarkozy : un choc judiciaire à l’heure de la sortie de son livre

L’acien président français, Nicolas Sarkozy•©️AFP

Paris, le 26 novembre 2025.- La Cour de cassation a confirmé ce mercredi la condamnation de Nicolas Sarkozy à un an de prison, dont six mois ferme aménageables, dans l’affaire Bygmalion, rendant la décision définitive. L’ancien président envisage désormais un recours devant la Cour européenne des droits de l’homme. Ce verdict intervient alors qu’il s’apprêtait à publier un nouvel ouvrage, un calendrier qui pourrait amplifier l’impact politique et médiatique de la décision.

Le pourvoi de Nicolas Sarkozy a été rejeté, confirmant l’arrêt de la cour d’appel de Paris du 14 février 2024. Trois autres prévenus – Guillaume Lambert, Éric Cesari et Pierre Chassat – voient également leurs condamnations maintenues. La Cour de cassation n’a pas jugé le fond du dossier mais s’est assurée de la régularité procédurale, jugée conforme.

Au cœur de l’affaire, un système de fausses factures mis en place en 2012 pour masquer les dépenses de campagne de l’ancien président. L’agence Bygmalion avait reconnu facturer à l’UMP des prestations relevant de la campagne de Sarkozy. Ce dernier a toujours nié en avoir eu connaissance, sans contester l’existence des faits.

Cette nouvelle condamnation s’ajoute à un casier judiciaire déjà chargé : en septembre 2025, il avait été condamné à cinq ans de prison ferme dans l’affaire du financement libyen de sa campagne de 2007, et en décembre 2024, à un an de prison ferme sous bracelet électronique dans l’affaire dite “Bismuth” pour corruption et trafic d’influence.

Le timing de cette décision bouleverse la sortie de son livre Le Journal d’un prisonnier, présenté comme une réflexion sur la France et le pouvoir. Jamais un ancien président de la Ve République n’avait cumulé autant de condamnations définitives, une situation qui risque d’alimenter un débat sur la moralité publique et la justice française.

W. A.