Le Sénateur américain Lindsey Graham•©️Radio-Canada
Washington, le 5 janvier 2026.- Le sénateur américain Lindsey Graham a estimé, lors de son passage dans l’émission Sunday Night in America sur Fox News, dimanche 4 janvier, que l’opération militaire menée par les États-Unis contre le Venezuela avait permis d’effacer l’« humiliation » laissée par le retrait chaotique d’Afghanistan en 2021, présentant cette intervention comme un retour de la puissance américaine. L’opération elle-même suscite de vives critiques à l’échelle internationale.
En août 2021, les États-Unis ont mis fin à près de vingt ans de guerre en Afghanistan. Le retrait précipité des forces américaines, suivi de la prise de pouvoir rapide des talibans, a profondément marqué l’opinion publique mondiale. Les images de civils tentant de fuir Kaboul, certains s’agrippant aux avions en partance, ont été largement interprétées comme un symbole de défaite et de désordre stratégique. Lindsey Graham, critique de longue date de cette décision, continue d’y voir une dégradation de l’image et de la crédibilité américaine sur la scène internationale.
Commentant l’opération américaine ayant conduit à la capture du président vénézuélien Nicolás Maduro, Graham a déclaré que cette action « retirait le mauvais goût laissé par l’Afghanistan ». Toujours sur Fox News, il a salué l’intervention comme une démonstration de professionnalisme et d’efficacité militaire, affirmant qu’elle montrait « l’Amérique à son meilleur ». Ces propos interviennent alors que plusieurs États et organisations internationales dénoncent une violation du droit international et une atteinte à la souveraineté du Venezuela.
Pour Lindsey Graham, l’opération contre le Venezuela constitue une revanche symbolique sur l’échec afghan et un signal de fermeté envoyé au monde. Mais cette lecture est loin d’être partagée. De nombreuses réactions internationales condamnent l’intervention américaine, la qualifiant d’acte unilatéral dangereux. Reste à savoir si cette démonstration de force restaure réellement l’image des États-Unis ou si elle constitue une nouvelle disgrâce diplomatique.
R. J. avec Fox News


























