Pétion-ville, le 30 mai 2026.- Une nouvelle vague de poussière du Sahara poursuit sa progression à travers l’océan Atlantique en direction des Caraïbes. Selon les modèles de prévision, la concentration de particules pourrait augmenter au-dessus d’Haïti au milieu de la semaine prochaine, particulièrement mercredi et jeudi, avec des effets notables sur la qualité de l’air, la visibilité et les conditions météorologiques régionales.
Ce phénomène est associé à la Saharan Air Layer (SAL), une masse d’air chaude, sèche et chargée de poussières qui se forme au-dessus de l’Afrique du Nord. Chaque année, entre les mois de mai et d’octobre, plusieurs épisodes de poussières sahariennes traversent l’Atlantique avant d’atteindre la Caraïbe, donnant parfois au ciel une apparence blanchâtre ou grisâtre et réduisant considérablement la visibilité dans plusieurs pays de la région.
D’après les prévisions, la vague de SAL qui suit actuellement une onde tropicale sur l’Atlantique pourrait entraîner une hausse de la concentration de poussières dans l’atmosphère. Cette situation risque d’accentuer la pollution atmosphérique et de détériorer davantage la qualité de l’air, en particulier pour les personnes souffrant d’asthme, d’allergies, de sinusite ou d’autres maladies respiratoires.
Les spécialistes recommandent à la population, notamment aux enfants, aux personnes âgées et aux personnes vulnérables sur le plan respiratoire, de limiter les activités prolongées à l’extérieur lorsque les concentrations de poussière sont élevées. Il est également conseillé de bien s’hydrater et de suivre les bulletins publiés par l’Unité Hydrométéorologique d’Haïti (UHM) et la protection civile.
La situation pourrait devenir plus marquée en milieu de semaine. Une vague de SAL plus dense continue de suivre l’onde tropicale et pourrait apporter davantage de poussières dans l’atmosphère, entraînant une visibilité réduite ainsi qu’une dégradation plus importante de la qualité de l’air sur Haïti et plusieurs territoires des Caraïbes.
Bien que les poussières sahariennes puissent parfois freiner le développement de certains systèmes tropicaux en raison de l’air sec qu’elles transportent, elles peuvent également avoir des conséquences sur la santé publique, l’environnement et les activités de transport lorsque leur concentration devient importante, selon les prévisionnistes. Ce phénomène est suivi de près dans le contexte de la saison cyclonique 2026, alors que les experts surveillent l’évolution des conditions atmosphériques sur le bassin atlantique.

Quetya AUBIN























