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Face aux attaques nocturnes des gangs, le maire de Kenskoff exige des moyens adéquats pour la PNH

Le maire de Kenscoff Massillon Jean©️Le nouvelliste

Pétion-Ville, le 12 juillet 2035.- Le maire de Kenskoff, Massillon Jean, tire la sonnette d’alarme sur l’insécurité qui ronge sa commune, en particulier les attaques nocturnes menées par des gangs lourdement armés. Dans un entretien accordé à la radio Magic 9, vendredi 11 juillet, il appelle l’État haïtien à doter la Police Nationale d’Haïti (PNH) de matériels technologiques adaptés aux opérations de nuit, comme des lunettes et des drones infrarouges. Il déplore également l’inaction du contingent kényan, pourtant présent sur le terrain.

La commune de Kenskoff, longtemps réputée pour son climat paisible et son agriculture florissante, est aujourd’hui à genoux face à la violence armée. Depuis environ six mois, des gangs imposent leur loi à la population : meurtres, vols, viols, destructions de maisons et de moyens de subsistance se multiplient. Selon le maire Massillon Jean, ces exactions se déroulent principalement la nuit, ce qui offre un net avantage aux criminels.

« La majorité des attaques se font la nuit. Les forces de l’ordre sont désavantagées, car elles ne possèdent pas d’équipements adaptés pour mener des interventions nocturnes », a déploré le maire au micro de Magic 9. Il plaide ainsi pour que la PNH soit dotée de moyens modernes : lunettes infrarouges, drones de surveillance thermique et autres outils technologiques capables de rétablir l’équilibre sur le terrain.

Une question se pose selon lui : ces gangs disposeraient-ils déjà de ce type d’équipement ? Le doute plane, mais les résultats sur le terrain parlent d’eux-mêmes.

Dans la même intervention, le maire a aussi abordé la présence du contingent kényan à Kenskoff, une force censée soutenir la PNH dans la lutte contre les groupes armés. Pourtant, il affirme que ces agents ne sortent pratiquement pas de leurs véhicules blindés et n’ont jamais pénétré à pied dans les zones les plus sensibles de la commune. « Il faut redéfinir les stratégies opérationnelles avec eux », suggère-t-il, en appelant à une coordination plus dynamique et proactive.

La nuit du vendredi 11 au samedi 12 juillet a été une nouvelle démonstration de la brutalité de ces gangs. Des individus lourdement armés ont incendié le commissariat de Furcy, un quartier de Kenskoff, et coupé la route menant à la zone afin d’empêcher l’arrivée des renforts policiers. Ce nouvel assaut montre l’urgence de renforcer les capacités d’intervention de la PNH.

En attendant une réponse concrète des autorités centrales, la population de Kenskoff vit dans la peur et l’incertitude. Le cri du maire est celui d’une commune abandonnée, qui exige des actions immédiates pour stopper l’enlisement dans le chaos.

W.A.