©️AP News
Washington, le 11 août 2025.- Les États-Unis s’apprêtent à soumettre au Conseil de sécurité de l’ONU un projet de résolution visant à déployer une mission internationale de sécurité en Haïti pour neutraliser les organisations criminelles qui contrôlent 80 % du territoire. Cette initiative intervient alors que le chef du gang “Viv Ansanm”, Jimmy Chérizier, menace de renverser le gouvernement de transition par la force.
L’administration Trump entend accélérer le dossier haïtien en proposant au Conseil de sécurité des Nations unies l’envoi d’une mission internationale de sécurité dont l’objectif premier sera de combattre les puissants réseaux criminels qui plongent le pays dans un climat de terreur, selon le Journal « Jamaica Observer ». Pour que cette résolution soit adoptée, il faudra toutefois que la Chine et la Russie renoncent à leur droit de veto, peut-on lire dans les colonnes du journal jamaicain.
La menace s’est intensifiée ces derniers jours après la déclaration vidéo de Jimmy Chérizier, alias “Barbecue”, chef de la coalition “Viv Ansanm”, récemment classée organisation terroriste étrangère par le Département d’État américain, appelant les Haïtiens à le rejoindre dans “la bataille pour la liberté ou la mort” et exigeant la démission immédiate du Conseil Présidentiel de Transition (CPT).
Selon le Bureau Intégré des Nations Unies en Haïti (BINUH), 1 520 personnes ont été tuées et 609 blessées au cours des trois derniers mois de 2025. Le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, a souligné que cette crise favorise la migration illégale, le trafic de drogue, la contrebande d’armes et d’autres activités illicites aux États-Unis.
Washington rappelle qu’il s’agit là d’un prolongement de son engagement antérieur dans la mise en place de la Mission Multinationale de Soutien à la Sécurité (MSS) en Haïti. Dans ce contexte, Henry Wooster, nouveau chargé d’affaires américain à Port-au-Prince, pour un deuxième mandat a pris ses fonctions. Spécialiste reconnu de la gestion de crise, il a pour mission de renforcer les relations bilatérales et la coordination sécuritaire entre les deux pays.
Cette initiative américaine survient à quelques semaines de la 80e Assemblée générale de l’ONU (9-23 septembre, New York), où chefs d’État et de gouvernement débattront notamment des enjeux sécuritaires et humanitaires mondiaux, Haïti figurant en bonne place à l’ordre du jour. Parallèlement, Washington a annoncé des mesures pour expulser des États-Unis toute personne ayant des liens avérés avec “Viv Ansanm”.
W. A.
























