©️Office of the presidency of Venezuela
Washington, le 12 août 2025.- Les États-Unis ont doublé à 50 millions de dollars la récompense pour la capture de Nicolás Maduro, l’accusant de diriger un vaste réseau de trafic de drogue. En réponse, le président vénézuélien appelle son homologue colombien Gustavo Petro à une alliance stratégique, y compris militaire, contre ce qu’il décrit comme une « agression » de Washington.
L’annonce américaine, faite par la procureure générale Pam Bondi, accuse Maduro de diriger le Cartel des Soleils, une organisation criminelle liée à l’armée vénézuélienne et collaborant avec des groupes comme le cartel mexicain de Sinaloa et le gang vénézuélien Tren de Aragua. Plus de 700 millions de dollars d’actifs, dont deux jets privés et plusieurs propriétés, ont été saisis. Les procureurs affirment que l’objectif du cartel va au-delà du profit : « inonder les États-Unis de cocaïne » et affaiblir la société américaine.
Selon les services de renseignement, plus de 250 tonnes de cocaïne transitent chaque année par le Venezuela, un volume en hausse depuis les sanctions pétrolières. Washington considère cette prime record comme une étape dans sa pression accrue sur Caracas, après des années de sanctions et d’isolement diplomatique sans effet sur le maintien au pouvoir de Maduro.
En réaction, le dirigeant vénézuélien, entouré de ses ministres de la Défense et de l’Intérieur, a lancé un appel à Petro pour « unir forces armées et gouvernements » face à Washington. Petro a prévenu que toute agression militaire contre le Venezuela serait vue comme une attaque contre la Colombie. Caracas a parallèlement déployé une campagne de propagande massive, mobilisant employés publics, militaires et loyalistes dans des manifestations anti-américaines.
Les analystes estiment que Maduro cherche à transformer la prime américaine en un cri de ralliement, renforçant la solidarité régionale et consolidant son image de leader assiégé par une puissance étrangère.
W. A.
























