La présidente par intérim vénézuélienne, Delcy Rodríguez, a annoncé, vendredi 30 janvier 2026, la mise en place d’une amnistie générale couvrant la période 1999-2026. Cette loi, qui sera soumise à l’Assemblée nationale, vise à « réparer les blessures laissées par la violence politique » et à rétablir une coexistence pacifique entre les citoyens. Elle a également promis de transformer l’Hélicoïde, prison redoutée pour sa réputation de centre de torture, en espace social et culturel pour les communautés locales.
Depuis début janvier, le gouvernement affirme avoir libéré plus de 800 prisonniers politiques, bien qu’une ONG ne recense que 383 libérations depuis décembre, avec encore au moins 711 détenus politiques, dont 65 étrangers. Les familles attendent toujours la sortie de leurs proches et espèrent que l’amnistie marquera la fin de la répression.
Du côté de l’opposition, le député Tomas Guanipa voit dans cette mesure un « chemin vers la liberté et la démocratie », tandis que María Corina Machado estime qu’elle résulte surtout de la pression américaine. Dans ce contexte, la diplomate américaine Laura Dogu doit arriver ce samedi à Caracas, signe d’un possible dégel des relations avec Washington après des années de tension.


























