Le vendredi 1er août 2025, l’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC) a lancé les consultations en vue de l’élaboration d’une nouvelle Stratégie Nationale de Lutte Contre la Corruption (SNLCC). La rencontre, tenue à l’hôtel Karibe, a réuni des représentants des secteurs public et privé, de la société civile, des partis politiques et des médias, dans une ambiance dynamique.
Adoptée le 16 mars 2009, la SNLCC visait à promouvoir la transparence et la bonne gouvernance au sein des institutions haïtiennes. Elle s’inscrivait dans le cadre de la Convention des Nations unies contre la corruption, à laquelle Haïti a adhéré afin d’améliorer son image internationale et de réduire les pratiques corruptives dans les secteurs public et privé.
Plus de dix ans après l’adoption de cette première stratégie, l’ULCC engage aujourd’hui un processus de révision à travers des consultations nationales. Le directeur général, Me Hans Jacques Ludwig Joseph, reconnaît que les objectifs de 2009 n’ont pas été entièrement atteints, mais souligne plusieurs avancées, notamment l’adoption de lois importantes sur la prévention de la corruption et la passation des marchés publics.
Lors de la cérémonie de lancement, plusieurs personnalités ont pris la parole : Me Hans Jacques Ludwig Joseph, l’ambassadeur du Canada André François Giroux, le ministre de l’économie des finances Alfred Metellus, la coordinatrice résidente de l’ONU en Haïti Ulrika Richardson, et le ministre de la Justice Me Patrick Pélissier, représentant le Premier ministre.
Me Joseph a insisté sur l’importance d’un engagement collectif pour faire reculer la corruption, misant sur l’éducation, les sanctions et la mobilisation citoyenne. Il a promis des consultations inclusives dans toutes les régions du pays. De son côté, l’ambassadeur Giroux a salué l’initiative et réaffirmé le soutien du Canada à ce processus.
L’ambassadeur du Canada, André François Giroux, a souligné que le renforcement de la lutte contre la corruption passe par une meilleure coordination entre les différents acteurs. Il a salué la consultation nationale comme une étape importante dans cette direction.
Pour sa part, la Coordonnatrice résidente de l’ONU, Ulrika Richardson, a appelé à rendre opérationnels les pôles judiciaires spécialisés. Elle a insisté sur le fait qu’une stratégie nationale efficace constitue une promesse faite au peuple haïtien : celle de ne plus laisser la corruption freiner la justice, la dignité et le développement du pays.
Le ministre de l’Économie, Alfred Metellus, a salué l’élaboration de cette nouvelle stratégie anticorruption comme un engagement en faveur d’une Haïti prospère, affirmant que cette lutte demeure essentielle au développement national. Le ministre de la Justice, Patrick Pélissier, représentant le Premier ministre, a souligné l’urgence de mettre à jour la stratégie nationale, affirmant le plein soutien du gouvernement au processus et appelant tous les acteurs à s’y impliquer activement afin d’obtenir des résultats concrets.
Enfin, un comité composé de quatorze institutions publiques majeures, incluant la Primature, plusieurs ministères et organes de contrôle, a été mis en place pour élaborer la nouvelle stratégie nationale anticorruption. L’ULCC veille à ce que le processus soit inclusif et rigoureux, conformément aux standards internationaux.
W. E.



























