Pétion-Ville, le 11 juillet 2025.- Plus de 400 anciens membres des Bureaux Électoraux Départementaux (BED) et Communaux (BEC) réclament 20 mois de salaires impayés. Marginalisés par le CEP malgré leurs fonctions antérieures, ces ex-agents électoraux menacent d’empêcher le déroulement du référendum constitutionnel. Ils affirment toujours détenir du matériel officiel, en guise de preuve de leur statut non résilié, et appellent les autorités à une réponse urgente.
L’atmosphère s’alourdit autour de l’organisation du prochain référendum en Haïti. Lors d’une conférence de presse tenue ce jeudi 10 juillet, plusieurs anciens employés du Conseil Électoral Provisoire (CEP), issus des BED et BEC, ont fait part de leur mécontentement et brandi la menace d’un blocage du processus référendaire si leurs revendications salariales ne sont pas satisfaites.
Ces anciens agents affirment n’avoir reçu aucune rémunération depuis 20 mois, en dépit des services rendus à l’institution électorale. Se sentant écartés sans justification ni notification officielle, ils dénoncent une situation qu’ils qualifient d’injuste et irrespectueuse envers leur engagement professionnel.
Dans le même temps, le président du CEP, Patrick Saint-Hilaire, a récemment procédé à la présentation de 65 nouveaux membres des BED et BEC, recrutés à travers les dix départements du pays. Une décision que les ex-employés perçoivent comme un affront et un acte de mépris à leur égard. « On nous remplace sans nous payer. Pourtant, nous sommes encore en possession d’outils de travail du CEP », a déclaré l’un d’eux.
En effet, ces anciens agents affirment toujours détenir du matériel appartenant à l’institution, dont des téléphones, des ordinateurs portables et des motocyclettes. Pour eux, cela constitue une preuve tangible qu’ils n’ont jamais été formellement libérés de leurs fonctions.
Ils exhortent les autorités à faire preuve de responsabilité et de bon sens, afin d’éviter que la situation ne dégénère davantage. « Ce que nous demandons, c’est notre dû. Si rien n’est fait, nous ferons tout pour empêcher la tenue du référendum », ont-ils averti.
Alors que le CEP intensifie ses préparatifs, cette crise latente risque de compromettre la tenue sereine du référendum. Une réponse rapide des autorités pourrait s’avérer cruciale pour prévenir une nouvelle impasse institutionnelle.
W.A.



























