Le ministre du tourisme John Herrick Dessources• ©️Primature
Cap-Haïtien, le 8 juillet 2025.- À la 16e édition des « Mardis de la Nation », tenue ce mardi 8 juillet, au Cap-Haïtien, le ministre du Tourisme, John Herrick Dessources, a présenté les grandes lignes du plan gouvernemental visant à revitaliser le secteur touristique. Cette stratégie met particulièrement l’accent sur les régions du Nord et du Sud, considérées comme des leviers essentiels pour relancer l’industrie touristique haïtienne.
Alors que les liaisons inter-départementales restent difficiles — avec des vols coûteux et des routes totalement contrôlées par les gangs armés —, le gouvernement affirme vouloir valoriser les sites historiques, renforcer les infrastructures, moderniser les services publics et offrir un accompagnement accru aux acteurs du secteur.
Dans un communiqué, le gouvernement a précisé que les actions prioritaires incluent la restauration du Parc national historique — comprenant la Citadelle Laferrière, le Palais Sans-Souci et le site des Ramiers — ainsi que la réhabilitation de bâtiments emblématiques, tels que l’École du tourisme des Cayes et les anciens locaux des directions départementales du Nord et de la Grand’Anse.
À cette occasion, le ministre a également annoncé la création d’un portefeuille d’investissements destiné à transformer le Nord et le Sud en pôles touristiques majeurs. D’autres mesures incluent l’établissement d’un Conseil national du Tourisme regroupant les secteurs public et privé, le renforcement de la police touristique (PoliTour), la standardisation de la formation professionnelle, et le recrutement de nouveaux cadres à travers un concours national.
Il a profité pour exprimer la solidarité du gouvernement envers les propriétaires de l’hôtel Oloffson, récemment victime d’un incendie criminel, qu’il a fermement condamné comme une attaque contre le patrimoine culturel haïtien.
Cependant, l’insécurité persistante continue de compromettre toute initiative de développement. Le gouvernement, malgré ses engagements, semble éviter d’affronter ce problème de front, alors que celui-ci demeure l’obstacle majeur à toute relance touristique durable.
W.E.

































