Le maire de Kenscoff, Massillon Jean
Kenscoff, 3 décembre 2025.- Dans la nuit du 30 novembre au 1er décembre, la localité de Kay Jack, située dans la zone de Nouvelle Tourraine à Kenscoff et reliant la commune au Sud-Est, a été le théâtre d’un massacre. Plusieurs personnes ont été assassinées, d’autres portées disparues, et une dizaine de maisons incendiées, selon le maire Massillon Jean. Celui-ci alerte sur le manque de consolidation après les opérations policières, permettant aux gangs de reprendre leurs activités.
Le maire de Kenscoff, intervenant sur Magik 9 ce mercredi 3 décembre, a confirmé l’attaque violente. Plusieurs habitants ont été tués, d’autres sont introuvables, et environ dix maisons ont été détruites par les flammes. Cette zone, stratégique pour la circulation des personnes et des marchandises entre Kenscoff et le Sud-Est, reste particulièrement vulnérable.
Des opérations policières sans effets durables
Quelques jours plus tôt, une opération de deux jours menée par la Police nationale d’Haïti (PNH) avait permis de reprendre plusieurs zones contrôlées par les gangs, notamment Bellot, où plusieurs malfrats avaient été tués dans des échanges de tirs. Mais selon le maire, ces avancées manquent de suivi : « À chaque fois que la PNH récupère une zone contrôlée par les gangs à Kenscoff, il n’y a pas de consolidation. Les criminels reviennent, et c’est la population qui en paie les frais », a-t-il déploré.
Un appel à l’État central
Faute de présence durable des forces de l’ordre, les habitants se retrouvent exposés à une spirale de violence récurrente. Le maire appelle l’État central à renforcer la stabilisation des zones reprises afin de protéger la population et d’empêcher de nouveaux drames.
W. A.



























