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New York, le 27 septembre 2025.- Les États-Unis ont annulé, le vendredi 26 septembre, le visa du président colombien Gustavo Petro, sanctionnant sa participation à une manifestation pro-palestinienne devant le siège de l’ONU à New York. Le département d’État l’accuse d’« incitation à la violence » après avoir appelé les soldats américains à désobéir aux ordres de Donald Trump. Cette décision accentue une relation déjà tendue entre Bogotá et Washington.
Une sanction inédite contre un chef d’État en exercice
Le département d’État américain a annoncé la révocation du visa du président Gustavo Petro, présent à New York pour l’Assemblée générale de l’ONU. Dans un message publié sur X, Washington a justifié la mesure par les propos jugés « imprudents et incendiaires » du dirigeant colombien, qui avait exhorté les soldats américains à « désobéir aux ordres de Trump » et à « obéir à ceux de l’humanité ».
Vendredi, Petro a pris la parole devant des milliers de manifestants pro-palestiniens, promettant de soumettre à l’ONU une résolution pour créer une « armée de sauvetage du monde » chargée de « libérer la Palestine ».
Relations déjà dégradées avec Washington
Cette sanction survient dans un climat diplomatique tendu. Lors de la 80e Assemblée générale des Nations unies, le président colombien avait déjà frontalement attaqué Donald Trump, réclamant une « procédure pénale » contre lui après des frappes américaines dans les Caraïbes, accusées d’avoir tué plus d’une douzaine de jeunes non armés.
En parallèle, l’administration Trump a récemment révoqué la certification de la Colombie comme allié dans la lutte antidrogue, signe d’une relation bilatérale en net recul.
Réactions et controverses
Le ministre colombien de l’Intérieur, Armando Benedetti, a dénoncé une « injustice », estimant que c’est Benjamin Netanyahou qui aurait dû voir son visa révoqué « plutôt que le seul président ayant osé dire la vérité à l’empire ».
Bien que Petro dispose également d’un passeport italien, qui lui permet théoriquement de voyager aux États-Unis sans visa, il a regagné Bogotá vendredi soir.
W. A.


























