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Port-au-Prince, le 26 novembre 2025.- Le professeur Mathias Loréus estime que si les États-Unis détenaient effectivement des preuves liant le conseiller présidentiel Fritz Alphonse Jean à des gangs armés, cela provoquerait un bouleversement majeur de la dynamique politique nationale. En l’absence de tels éléments, il s’agit, selon lui, d’accusations qui doivent encore être clarifiées. Il s’est exprimé en ce sens lors de son intervention sur les ondes de Magik 9.
Invité de l’émission Panel Magik ce mercredi, Mathias Loréus s’est dit surpris par ces allégations attribuées aux autorités américaines, soulignant que seules des preuves tangibles peuvent justifier une remise en cause d’une telle ampleur. « Pour l’instant, ce sont des accusations qui doivent être éclaircies », a-t-il déclaré.
Le professeur a par ailleurs dénoncé le laxisme de la justice haïtienne face aux personnes sanctionnées par la communauté internationale. Selon lui, l’absence de suivi judiciaire et institutionnel affaiblit davantage l’État et entretient la confusion autour de dossiers sensibles.
Critiquant ouvertement les conseillers présidentiels, il a notamment reproché à Fritz Jean d’avoir attendu d’être lui-même visé par des sanctions ou des accusations pour révéler certaines informations concernant des diplomates accrédités en Haïti et les autorités gouvernementales, une attitude qu’il juge incompatible avec la responsabilité publique.
Mathias Loréus appelle enfin à une réorientation des priorités politiques en faveur de l’intérêt national. Il estime que l’ingérence étrangère trouve souvent sa source dans des démarches internes. « Des acteurs politiques haïtiens paient de fortes sommes pour obtenir des consultations auprès de responsables internationaux », a-t-il affirmé.
Pour le professeur, il est urgent de rompre avec cette dépendance politique externe et de replacer Haïti au centre de ses propres décisions.
W. A.



























