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Port-au-Prince, le 13 décembre 2025.- Dix-huit pays se sont engagés à fournir des forces de sécurité pour la nouvelle opération internationale anti-gang en Haïti, appelée à remplacer la mission multinationale actuelle. L’annonce a été faite, vendredi 12 décembre, à Washington par le secrétaire général de l’Organisation des États américains (OEA), Albert Ramdin, alors que la situation sécuritaire demeure critique dans le pays.
Selon Albert Ramdin, la future force comptera 5 500 soldats, conformément à la feuille de route élaborée sous la direction des États-Unis. « Dix-huit pays se sont engagés à fournir des forces de sécurité. Le défi majeur est qu’ils travaillent ensemble, selon les mêmes règles », a-t-il souligné, expliquant la lenteur du processus de mise en place.
Le déploiement se fera progressivement. Environ 1 000 agents de sécurité pourraient être envoyés dès janvier, si les conditions sont réunies. La moitié des effectifs devrait être opérationnelle d’ici le 1er avril 2025, date prévue pour la création du bureau des Nations unies chargé de superviser la nouvelle mission.
Des pays africains devraient jouer un rôle central, aux côtés du Sri Lanka et du Bangladesh, tandis que certains États d’Amérique latine ont également exprimé leur volonté de contribuer. En attendant, le Kenya a déjà renforcé sa présence en Haïti, déployant lundi 230 policiers supplémentaires dans le cadre de la mission internationale actuelle, dont les résultats restent jugés limités.
W. A.


























