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Gustavo Petro dénonce la révocation de son visa et accuse Trump de complicité avec des génocidaires

©️TBSNews

La tension entre les États-Unis et la Colombie s’est accentuée après la révocation du visa américain du président colombien Gustavo Petro, survenue à la suite de sa participation à une manifestation pro-palestinienne à New York, en marge de la 80e Assemblée générale de l’ONU. En réponse, le chef d’État colombien a publiquement interpellé Donald Trump, l’accusant de soutenir ceux qu’il qualifie de « génocidaires » responsables des violences à Gaza.

« Libérez-vous des absurdités de vos conseillers. Regardez l’humanité avec lucidité », a déclaré Petro, en référence à la guerre menée par Israël à Gaza. Il affirme que les auteurs de ce qu’il considère comme un génocide cherchent refuge derrière Trump, convaincus qu’il les protégera. « Ne vous entourez pas de génocidaires », a-t-il ajouté sur ses réseaux sociaux.

Petro a également dénoncé les frappes américaines visant, selon lui, des civils innocents : des enfants à Gaza, des jeunes Colombiens enrôlés de force par les narcotrafiquants, des agriculteurs appauvris et des migrants poussés à l’exil. « Ce sont des victimes, pas des criminels. Les tuer est un crime contre l’humanité », a-t-il insisté.

Dans un message symbolique, Petro a comparé les dérives autoritaires actuelles aux heures sombres du nazisme, appelant Trump à « ne pas tuer la liberté ». Il a évoqué les soldats américains morts pour défendre cette liberté en Italie durant la Seconde Guerre mondiale, affirmant avoir prié pour eux dans un cimetière militaire près de Florence.

Sur la question de son visa, Petro s’est voulu serein : « Je suis Colombien, fier de mon pays, de sa nature et de sa diversité. Je suis aussi citoyen européen. Je n’ai pas besoin de visa pour voyager, mais je ne me rendrai ailleurs que sur invitation. » Pour conclure, il a déclaré : « La Colombie est le centre du monde. Ses habitants portent en eux toute l’humanité. »

W. E.