©️Le Monde
Paris, le 24 octobre 2025.- En ouvrant, ce vendredi, les débats à l’Assemblée nationale Française sur le projet de loi de finances 2026, le premier ministre Sébastien Lecornu a plaidé pour une nouvelle culture politique fondée sur le dialogue et le compromis. Il a annoncé vouloir ramener le déficit public sous les 5 % dès 2026, tout en promettant une hausse du budget des armées et une réforme en profondeur de l’État.
À l’Assemblée nationale, Sébastien Lecornu a donné le ton des débats sur le budget 2026, rejeté en commission des finances. « On ne peut plus gouverner par la seule discipline d’un camp », a-t-il déclaré, appelant les députés à faire de l’histoire parlementaire « celle du compromis ». Le premier ministre a précisé qu’il renonçait à recourir à l’article 49.3, souhaitant que les échanges aillent « jusqu’au bout ».
Présenté comme un « budget de transition », le texte vise, selon lui, à protéger certains acquis, notamment en matière d’emploi, tout en posant les bases de futures réformes fiscales et institutionnelles. Lecornu a insisté sur la nécessité de valoriser “le travail, l’effort et le mérite”, et s’est dit ouvert aux propositions des groupes parlementaires, y compris ceux de la majorité et du centre.
Sur le plan économique, le chef du gouvernement a promis de ramener le déficit public sous les 5 % du PIB en 2026, après 5,8 % en 2024 et 5,4 % prévus en 2025. Il a également annoncé une hausse de 6,7 milliards d’euros du budget des armées, soulignant la volonté de la France de ne « plus dépendre de l’étranger ». Enfin, il a évoqué une réforme majeure de l’État, fondée sur la décentralisation et une clarification des compétences des acteurs publics.
« Ne compromettons pas l’avenir du pays », a conclu le premier ministre, invitant les parlementaires à dépasser les clivages pour construire un cadre budgétaire durable jusqu’à l’élection présidentielle de 2027.
W. A.






















