©️La Présidence
Santo Domingo, le 7 août 2025.- Des informations ont confirmé que le conseiller présidentiel Smith Augustin a été retenu pendant quatre heures par l’immigration dominicaine, après avoir été accusé d’être entré « frauduleusement » en République dominicaine le 30 juillet dernier. Toutefois, la Direction Générale de la Migration dominicaine (DGM) a publié une note pour clarifier les faits relatifs au bref passage de M. Augustin sur leur territoire.
Contrairement à certaines allégations, la DGM affirme que Smith Augustin est entré en République dominicaine le 31 juillet 2025 à 17h30, par le point frontalier de Dajabón, peu après la fermeture officielle de la frontière. Reçu par le vice-consul haïtien Levaux Herns, il n’a pas pu compléter l’enregistrement biométrique exigé. Convoqué le lendemain, il s’est présenté le 1er août à 11h12, en compagnie de sa délégation, pour régulariser sa situation, sous la supervision des agents de la DGM.
Par ailleurs, selon le quotidien Le Nouvelliste, citant une source proche, le consul haïtien Herns Laveaux, en poste à Dajabón, était rentré en Haïti à bord de son véhicule. À son retour à 17h05, la barrière dominicaine était déjà fermée, tandis que celle du côté haïtien restait ouverte. Lors d’un échange avec les agents dominicains, il a expliqué que Smith Augustin se trouvait à bord. Ce dernier aurait refusé de se soumettre au contrôle migratoire, affirmant qu’il sortait brièvement. Son passeport n’a donc pas été tamponné.
Face à la polémique, la Présidence haïtienne a formellement démenti les rumeurs. Elle précise que le conseiller présidentiel a effectué un déplacement personnel le 30 juillet, dans le respect des procédures diplomatiques. Son entrée a été autorisée, malgré la fermeture temporaire de la frontière, en raison des relations de bon voisinage entre les deux pays.
La Présidence a dénoncé la désinformation et appelé à la responsabilité des acteurs politiques et des médias, rappelant que les véritables priorités du moment sont la sécurité, la stabilité et la reconstruction démocratique.
Enfin, la DGM a précisé que le fonctionnaire haïtien a reconnu son erreur, présenté ses excuses et complété le processus migratoire. Après vérification de ses documents, il a été autorisé à poursuivre son déplacement. La DGM a jugé cet incident d’intérêt public et a tenu à éclaircir les faits devant l’opinion nationale et internationale.
W. E.
























