Farah Larrieux
Port-au-Prince, le 29 juillet 2026.- Farah Larrieux, bénéficiaire du Temporary Protected Status (TPS), sur Magik 9 ce mercredi 29 juillet, a partagé son parcours migratoire aux États-Unis et les difficultés rencontrées par de nombreux Haïtiens dans leurs démarches. Elle estime que l’absence d’accompagnement juridique et institutionnel expose plusieurs migrants à une grande vulnérabilité, alors que l’avenir du TPS pour les Haïtiens demeure une source d’inquiétude.
Dans son intervention, Farah Larrieux a expliqué que son expérience personnelle avec le système d’immigration américain a profondément marqué son parcours. Elle a notamment évoqué une première procédure de résidence permanente qui, selon elle, a été difficile en raison du manque d’orientation et d’assistance professionnelle.
« Naviguer dans le système d’immigration aux États-Unis est une expérience stressante », a-t-elle expliqué, soulignant que plusieurs migrants haïtiens ne disposent pas des informations nécessaires pour défendre leurs droits.
Selon elle, la présence d’un avocat ou d’un accompagnement spécialisé peut jouer un rôle déterminant dans les procédures migratoires. Elle estime que beaucoup de compatriotes font face aux démarches seuls, sans connaître les exigences complexes du système américain.
Farah Larrieux a également abordé son engagement dans la défense du TPS pour les Haïtiens. Elle affirme avoir choisi de s’impliquer dans cette lutte après les menaces de suppression du programme sous l’administration de Donald Trump.
Elle raconte avoir proposé son aide aux organisations communautaires haïtiennes engagées dans cette bataille, considérant que la défense du TPS représente une cause collective qui dépasse les intérêts individuels.
La bénéficiaire du TPS a aussi partagé les moments difficiles vécus pendant son parcours, notamment les périodes d’incertitude liées à son statut migratoire, la perte de son permis de travail et les conséquences psychologiques de cette situation.
Elle appelle aujourd’hui à briser les préjugés autour des questions migratoires et à mieux soutenir les Haïtiens confrontés aux procédures d’immigration. Pour elle, l’accompagnement, l’éducation et l’accès à l’information sont essentiels afin de permettre aux migrants de mieux comprendre leurs options.
W.A.



























