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Former Senator Kelly Bastien denounces a lack of political will in favour of elections

L’ex-sénateur Kelly C. Bastien

Port-au-Prince, le 2 avril 2026.- Intervenant sur Magik 9 ce jeudi 2 avril, l’ancien sénateur Kelly C. Bastien dresse un constat sévère de la conjoncture haïtienne. Il accuse les autorités d’un manque d’engagement et une absence de volonté réelle pour organiser des élections depuis 2021.
M. Bastien insiste sur la nécessité d’un consensus élargi intégrant toutes les forces vives du pays, notamment autour des enjeux sécuritaires.

L’ancien parlementaire a livré une analyse critique de la crise politique actuelle, marquée, selon lui, par un déficit flagrant de volonté des dirigeants et des acteurs politiques.

Revenant sur les différentes initiatives de dialogue, notamment celles impliquant des groupes politiques organisés, ce dernier estime que malgré certaines tentatives de structuration, les efforts restent insuffisants et peu inclusifs.

Tout en reconnaissant la responsabilité de certains acteurs ayant occupé des fonctions au sommet de l’État et disposanr d’une légitimité minimale pour engager des discussions sérieuses, il déplore , par contre que bons nombres d’acteurs politiques se retrouvent davantage engagés dans une logique de « business politique » et s’abstiennent d’ une véritable dynamique de résolution de crise.

Plus loin, M. Bastien a fait savoie que l’exclusion ou la méfiance généralisée entre acteurs affaiblit toute possibilité de construire un accord solide et respecté.

L’ancien parlementaire insiste également sur l’échec des différentes démarches entreprises depuis le 7 septembre 2021 pour organiser des élections. Malgré la multiplication des accords et des structures, aucun scrutin n’a été réalisé à ce jour. Il attribue cette situation à un manque de cohérence, de suivi et surtout à l’absence d’un mécanisme clair de reddition de comptes envers la population.

Par ailleurs, Kelly Bastien met en garde contre une focalisation excessive sur les élections, qu’il qualifie d’« illusion » dans le contexte actuel. Selon lui, la priorité doit être accordée à la sécurité, condition sinequanon à toute consultation populaire crédible. Il plaide pour une approche globale intégrant les secteurs politiques, économiques et sociaux afin de créer un véritable cadre de stabilité.

Sans cela, prévient-il, le pays risque de replonger continuellement dans des cycles de crise, même après d’éventuelles élections.

W.A.