L’ex-Sénateur Kelly C. Bastien
Port-au-Prince, le 25 août 2026.- Invité le lundi 24 août sur Magik 9, Kelly C. Bastien, représentant de la plateforme Delivrans, a exposé les préoccupations de neuf partis politiques concernant le processus électoral. Il insiste sur deux conditions jugées essentielles : la sécurité et la neutralité de l’État. Selon lui, l’inscription des électeurs est nécessaire, mais elle ne peut garantir à elle seule la réussite des élections.
Pour Bastien, la sécurité doit accompagner toutes les étapes du processus, de l’inscription jusqu’au vote. Il estime que les citoyens et les candidats doivent pouvoir circuler librement entre les différentes zones. La situation des personnes déplacées constitue également une préoccupation, car leur participation dépendra de leur capacité à accéder aux centres électoraux et lorsque les conditions le permettront, à retourner dans leurs communautés.
L’ancien sénateur considère néanmoins l’inscription comme un indicateur important. Selon ses projections, entre 3 et 4 millions d’électeurs pourraient participer au scrutin. Le nombre de personnes inscrites permettra donc de mesurer une partie du potentiel de participation. Mais pour lui, cette démarche doit être accompagnée de conditions sécuritaires minimales.
La neutralité de l’État constitue son deuxième grand point d’inquiétude. Kelly C. Bastien estime que les ressources publiques doivent bénéficier à l’ensemble des acteurs politiques et ne doivent pas être utilisées pour favoriser un groupe particulier. Il appelle ainsi à une séparation claire entre les moyens de l’État et les intérêts électoraux des partis.
L’ex-parlementaire fait valoir la necessité d’éviter toute situation pouvant favoriser l’utilisation des ressources publiques à des fins partisanes.
Sur le décret électoral, M. Bastien soutient que le CEP doit pouvoir expliquer clairement comment il compte appliquer les dispositions du texte malgré les critiques et les modifications apportées. Il considère que le gouvernement, le CEP et les partis politiques ont chacun une responsabilité dans la création des conditions nécessaires au bon déroulement du processus.
À quelques mois du premier tour prévu le 13 décembre 2026, Kelly C. Bastien défend ainsi une approche qui dépasse la seule organisation matérielle des élections. Pour lui, la crédibilité du scrutin dépendra de la sécurité, de la liberté de circulation, de la protection des personnes déplacées, de la neutralité de l’État et de l’égalité entre les acteurs politiques.
W.A.



























