Port-au-Prince, le 24 septembre 2025.- Dans une correspondance adressée aux membres du Conseil Présidentiel de Transition (CPT) ce mardi 23 septembre, Fritz Alphonse Jean dénonce l’inaction du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé face à la recrudescence des violences armées. L’ancien président du Conseil rappelle que malgré les avertissements, les soutiens étrangers recrutés pour appuyer la Police Nationale d’Haïti (PNH) n’ont apporté aucun résultat tangible. Il pointe un manque de coordination, une absence de comptes rendus et accuse le chef du gouvernement d’« incompétence » et de « négligence criminelle « .
The finding of a safe failure
In his letter, Fritz Alphonse Jean points out that all his requests for clarification, especially when he was coordinating the CPT, remained dead letter. Meanwhile, the phenomenon of kidnapping is gaining momentum, gangs continue to expand their grip and massacres are increasing, just like the recent one in Cabaret, where dozens of people have died.
Le Conseiller-Président évoque également le drame de Port-au-Prince, où un drone armé a tué huit enfants, rappelant qu’un incident similaire avait déjà coûté la vie à deux policiers spécialisés. « C’en est trop ! « , écrit-il, accusant le Premier ministre de ne rendre de comptes ni au CPT, ni à la nation.
Unfulfilled promises
Selon lui, les experts étrangers appuyés par le gouvernement n’ont ni neutralisé de chefs de gangs, ni renforcé durablement les capacités de la PNH. Le support aérien promis reste inexistant, et les routes nationales demeurent sous le contrôle des bandits. Pendant ce temps, dit-il, « la population meurt sous les drones et les experts continuent à encaisser de l’argent sans résultats « .
Fritz Alphonse Jean n’hésite pas à qualifier cette gestion de « mauvaise foi « , « incompétence » et « négligence criminelle « , tout en dénonçant le mutisme du Premier ministre face aux atrocités.
A reminder that questions
However, it is not pointless to recall that when Fritz Alphonse Jean presided over the CPT, he himself defended the idea of « war budget » to strengthen the security struggle. This budget, which is supposed to mobilize exceptional resources, has never been implemented, not even up to 14 per cent. This failure weakens its position today and revives the debate on the shared responsibility of the actors of the transition in the current security drift.
In closing his letter, Jean calls on his Council colleagues to position themselves clearly: « Who, within the CPT, wants to continue to support the Prime Minister in this bloodbath and thus accelerate the descent of the Haitian population to hell? » A call that could revive internal tensions within the Council and further weaken a transition already undermined by divisions and the inability to contain the security crisis.
W.A.



























