Port-au-Prince, le 11 février 2026.- Une vive controverse oppose le Syndicat des Employés Civils du Ministère de la Défense (SECIMID) et le Ministère de la Défense. Alors que le président du SECIMID a invité la presse à une conférence prévue le 10 février 2026 à Delmas, le ministère a répliqué par un communiqué officiel affirmant qu’aucun syndicat n’existe en son sein et qualifiant toute initiative en ce sens d’acte criminel passible de sanctions.
Dans une note datée du 9 février 2026, Léonès Jean-Charles, se présentant comme président du Syndicat des Employés Civils du Ministère de la Défense (SECIMID), a convié les médias à couvrir une conférence de presse organisée le mardi 10 février à 11 heures AM, à Gran Lakou Spot Bar & Grill, à Delmas 33. Le document porte sceau et signature, affirmant l’existence formelle de cette structure syndicale.
Quelques heures plus tard, le Ministère de la Défense a publié un communiqué catégorique rejetant toute reconnaissance d’un quelconque syndicat en son sein. « Il n’y en a jamais eu et il n’y en aura jamais », précise la note officielle, étendant cette position aux Forces armées d’Haïti (FAd’H). Le ministère rappelle que les institutions de défense et de sécurité nationale sont régies par des principes de discipline, de hiérarchie, d’obéissance et de neutralité, jugés incompatibles avec toute forme d’organisation syndicale.
Plus ferme encore, le communiqué avertit que toute tentative de se réclamer d’un syndicat au sein du ministère ou des Forces armées sera considérée comme un acte criminel, exposant ses auteurs à des sanctions disciplinaires sévères et à des poursuites judiciaires.
Cette situation met en lumière un affrontement institutionnel inédit, susceptible de raviver le débat sur les droits des employés civils au sein des structures de défense nationale.
W. A.























