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COP30 : Lula appelle à vaincre le déni climatique et les fausses informations

©️BBC News

Belém, le 12 novembre 2025.– À l’ouverture de la COP30 à Belém, au Brésil, le président Luiz Inácio Lula da Silva a lancé un appel vibrant à la lutte contre la désinformation et le déni climatique. Dans un contexte marqué par les tensions géopolitiques et l’absence remarquée de hauts responsables américains, Lula a placé la vérité scientifique et la protection de la forêt amazonienne au cœur de cette conférence cruciale.

« COP30 sera la COP de la vérité », a-t-il affirmé, dénonçant une « ère de fausses nouvelles » et « le rejet des preuves scientifiques ». Sans nommer directement Donald Trump, Lula a pointé les « algorithmes qui contrôlent les esprits, propagent la haine et sèment la peur ». Son message est clair : la bataille contre le réchauffement climatique passe aussi par celle contre la désinformation.

Les discussions se tiennent dans une atmosphère diplomatique fragile. Les États-Unis, sous l’administration Trump, ont annulé plus de 13 milliards de dollars de financements pour les énergies renouvelables, misant de nouveau sur les combustibles fossiles. Cette position fragilise les négociations, plusieurs délégués craignant une volonté américaine de freiner les avancées, comme lors de précédents sommets.

Sous présidence brésilienne, la COP30 ambitionne de relancer les engagements climatiques : réduction de l’usage des énergies fossiles, financement des pays vulnérables, et préservation des écosystèmes. Lula a mis en avant le fonds Tropical Forest Forever Facility (TFFF), qui vise à mobiliser 125 milliards de dollars pour la protection des forêts tropicales. Si le Royaume-Uni a tardé à s’engager, il a finalement promis de soutenir cette initiative qualifiée de « brillante ».

Après d’intenses négociations, un agenda a été adopté, réaffirmant l’objectif de limiter le réchauffement à 1,5°C. Mais même l’ONU admet que ce seuil est désormais difficile à respecter. Le Secrétaire général António Guterres a parlé d’« échec moral » et de « négligence meurtrière ».

W. A.