Accueil Environnement Chaleur estivale meurtrière en Europe : le changement climatique en cause

Chaleur estivale meurtrière en Europe : le changement climatique en cause

©️Orange.fr

Paris, le 18 septembre 2025.- L’été 2025 a été meurtrier en Europe : plus de 15.000 personnes sont mortes à cause de la chaleur,et les scientifiques attribuent près des deux tiers de ces décès au réchauffement climatique d’origine humaine. Les personnes âgées restent les plus vulnérables.

L’Europe a connu cet été des températures record qui ont provoqué la mort de milliers de personnes, principalement parmi les plus de 65 ans. Les chercheurs soulignent que le changement climatique, largement provoqué par l’activité humaine, a amplifié l’intensité des vagues de chaleur et donc leur impact sur la mortalité.

L’étude, qui a porté sur 854 villes européennes représentant environ un tiers de la population du continent, estime que les températures auraient été en moyenne 2,2 °C plus basses sans le réchauffement climatique. Sur les 24.400 décès liés à la chaleur recensés durant l’été, 16.500 seraient directement imputables à l’effet du changement climatique.

Les populations âgées sont les plus touchées : 85 % des victimes avaient plus de 65 ans, et 41 % plus de 85 ans. À Paris, par exemple, environ 400 décès survenus entre juin et août pourraient être attribués à la chaleur extrême. Malgré ces chiffres, les certificats de décès mentionnent rarement la chaleur comme cause principale.

Selon les chercheurs, la tendance à la hausse des températures estivales en Europe rend nécessaire une adaptation urgente des politiques publiques, notamment en matière de prévention sanitaire et de protection des populations vulnérables.

L’été 2025 rappelle que le changement climatique n’est plus une menace lointaine : il influence déjà la santé publique et augmente la mortalité liée à la chaleur. Les scientifiques appellent à renforcer les mesures de protection, en particulier pour les personnes âgées, afin de limiter les effets des prochaines vagues de chaleur.

R. J.