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Port-au-Prince, le 4 septembre 2025.- Invité à l’émission Dekanté sur Radio Télé Ginen, le porte-parole de l’ASPAEDH, Fedner Confident, a qualifié l’année scolaire 2024-2025 de « l’une des plus difficiles » et appelle l’État à prendre ses responsabilités pour la rentrée du 1er octobre 2025.
Jeudi 4 septembre, Fedner Confident, porte-parole de l’Association des Parents d’Élèves d’Haïti (ASPAEDH), a été reçu à l’émission Dekanté animée par Sony Destiné et Jean Wesly Alexis. Dans son intervention, il a dressé un constat alarmant de l’éducation en Haïti.
Selon lui, l’insécurité a paralysé près de quarante écoles dans la région métropolitaine, tandis que plus d’un million de déplacés vivent dans des conditions précaires, empêchant des milliers d’enfants d’aller en classe. Au total, plus d’un demi-million d’élèves n’ont pas pu fréquenter l’école durant l’année académique 2024-2025.
Fedner Confident a également pointé du doigt l’absence de planification des autorités, accusées d’improviser en matière de politique éducative. Selon une enquête de l’ASPAEDH, 65 % des écoles publiques sont en mauvais état, et l’enseignement privé domine largement (83 % contre seulement 17 % pour le public). Il a rappelé que la majorité des écoles privées appartiennent à des fonctionnaires de l’État, ce qui, selon lui, pose un problème d’éthique et de transparence.
Dans le même temps, il a souligné la lourde charge financière supportée par les parents. Il a rappelé qu’un décret, pris sous le gouvernement de Garry Conille, prévoyait un 14e mois de salaire pour les fonctionnaires afin de soutenir la scolarisation, mais que cette mesure n’a jamais été appliquée. Selon lui, si un véritable plan incluant le Fonds National de l’Éducation (FNE) était effectivement mis en œuvre, plusieurs de ces difficultés auraient pu être atténuées.
Au terme de son intervention, Fedner Confident a exhorté les autorités à replacer l’éducation au centre des politiques publiques. L’ASPAEDH souhaite que la rentrée 2025-2026 ne reproduise pas les échecs de l’année écoulée, mais devienne au contraire le point de départ d’une nouvelle dynamique en faveur des élèves et de l’avenir du pays.
R. J.



























