©️Encephalitis International
Port-au-Prince, le 20 septembre 2025.- La Direction Générale du Ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP) a confirmé la détection du virus Oropouche en Haïti. Quatorze cas, dontdes nourrissons, ont déjà été recensés dans sept départements. Transmis par des moucherons, ce nouvel arbovirus, aux symptômes proches de la dengue et du chikungunya, ne dispose d’aucun traitement spécifique. Le ministère appelle à une vigilance accrue et à l’application stricte de mesures préventives.
Selon un rapport conjoint de la Direction de l’Épidémiologie, de la Législation et de la Recherche (DELR) et du Laboratoire National de Santé Publique (LNSP), les trois premiers cas, confirmés par PCR, concernaient des enfants de 5 à 22 mois. Des enquêtes complémentaires ont ensuite révélé onze cas supplémentaires, incluant des adultes, répartis dans les départements du Nord, Nord-Est, Artibonite, Sud-Est, Ouest, Nippes et Grand’Anse.
Un virus transmis par les moucherons
Le virus Oropouche est un arbovirus transmis par les piqûres de moucherons appelés localement bigay. Il provoque des symptômes similaires à ceux de la dengue, du chikungunya ou du paludisme : fièvre, frissons, maux de tête, douleurs musculaires et articulaires. Bien que souvent bénigne, l’infection peut entraîner dans certains cas des complications neurologiques ou hémorragiques.
Le MSPP souligne que le virus circule déjà dans la Caraïbe, en Amérique centrale et en Amérique latine, avec des résurgences signalées récemment au Brésil, Panama, Pérou, Cuba, Colombie et Guyane. La vigilance épidémiologique est donc jugée essentielle pour éviter une propagation plus large en Haïti.
Mesures de prévention et engagement du MSPP
La DELR et le LNSP poursuivent leurs investigations pour évaluer l’ampleur de la circulation du virus et proposer des actions adaptées. Les mesures individuelles recommandées incluent l’usage de répulsifs, le port de vêtements longs, l’installation de moustiquaires et l’élimination des eaux stagnantes.
Le MSPP réaffirme son engagement à informer régulièrement la population et félicite les équipes de santé pour leur réactivité, tout en appelant à une coordination renforcée afin de protéger la population.
W. A.





























