Les membres du Conseil présidentiel de transition•©️photo : la Présidence
Port-au-Prince, le 16 janvier 2026.- À moins d’un mois de la fin annoncée du mandat du Conseil présidentiel de transition (CPT), plusieurs partis politiques, organisations de la société civile, syndicats et personnalités publiques appellent à une Nouvelle Gouvernance Intérimaire inclusive. Dans une déclaration conjointe publiée le 15 janvier 2026, les signataires reconnaissent officiellement la fin de mission du CPT le 7 février 2026 et proposent l’organisation d’une Convention nationale afin de dégager une alternative consensuelle pour conduire le pays vers la stabilité.
Des acteurs politiques, sociaux et citoyens haïtiens haussent le ton face à l’incertitude institutionnelle qui entoure l’après-7 février 2026. Dans une déclaration conjointe rendue publique à Port-au-Prince, ils affirment que le mandat du Conseil présidentiel de transition (CPT) arrivera à son terme à cette date, conformément aux dispositions de l’Accord du 3 avril 2024.
Refusant toute prolongation implicite du CPT, les signataires disent opter pour une Nouvelle Gouvernance Intérimaire inclusive, seule à même, selon eux, d’éviter un vide institutionnel et un chaos politique. Ils plaident pour une transition reposant sur un large consensus national, intégrant les forces politiques, sociales, morales et économiques du pays.
Au cœur de leur proposition figure la tenue d’une Convention nationale, placée sous l’égide d’un Collège national de facilitation. Ce mécanisme inclurait notamment Religions pour la Paix pour les confessions religieuses, la CORPUHA pour les universités, la Chambre de Commerce et d’Industrie d’Haïti pour le secteur économique, ainsi que le Rassemblement citoyen pour la société civile.
Les signataires appellent l’ensemble des acteurs politiques à faire preuve de responsabilité citoyenne, en mettant les intérêts supérieurs de la Nation au-dessus des calculs partisans. Ils exhortent également les partenaires internationaux à respecter leurs engagements, en particulier en matière de renforcement des forces nationales de sécurité, jugé indispensable pour garantir un climat minimal de stabilité.
Dans leur message à la population, les initiateurs de la démarche invitent les citoyens à rester vigilants et mobilisés afin d’accompagner cette initiative qu’ils présentent comme la seule voie crédible pour doter Haïti d’une gouvernance politique « fiable, légitime et largement acceptée » par les institutions politiques, sociales et morales du pays.
La déclaration est signée par plus d’une vingtaine d’organisations politiques, mouvements citoyens, syndicats et personnalités publiques, issus notamment du Consortium Patriotique, de la société civile, du monde syndical, universitaire et de la diaspora. Pour les initiateurs, l’enjeu est clair : réussir une transition consensuelle ou replonger le pays dans une nouvelle phase d’instabilité prolongée.
W. A.


























